Luís de Camões,
Les Lusiades, ou Les Portugais…
(1867)
“ Une grande armée va foulant les rives de l'Hydaspe. Son chef est un héros brillant de jeunesse ; il est armé du thyrse au vert feuillage. Sur les bords du fleuve s'élève l'enceinte de Nysa, ouvrage du jeune vainqueur. Il vit, il respire ! En le voyant, Sémélé dirait : voilà mon fils. Plus loin, le lit d'un fleuve est tari par une multitude innombrable d'Assyriens que la soif lévore. Une reine les commande. Elle est célèbre par sa beauté, plus célèbre encore par ses coupables amours. A ses côtés marche un coursier fougueux. D'un œil ardent, elle l'admire et le dévore. ”
