Gabriel Gravier,
Madagascar : les Malgaches, origines de la colonisation française…
(1904)
“ Pendant la série des âges, les pluies, les tempêtes, le tonnerre ont léché, mordu, déchiré les montagnes, et leurs débris, pulvérisés par le frottement, ont exhaussé le fond du lac. Le mouvement de rotation de la sphère a porté à l'ouest la plus grosse part de ces alluvions, et formé une plaine immense, fertile, mais insalubre. Il ne reste plus qu'un lambeau du lac. Il se presse contre la bande orientale, ne mesure guère plus de 360 kilomètres, et se déverse dans la mer des Indes par la coupure du Mangoro. Vu des sommets qui l'environnent, le lac Aloatraest d'une étrange beauté. ”
