A. Lechaptois

Résumé

A. Lechaptois Aux rives du Tanganika (1913)

Le mariage sans dot ne confère à l'époux aucun droit de propriété sur l'épouse ni sur les enfants dont elle deviendra la mère : aussi ne jouit-il que d'une considération médiocre. Il ne donne lieu à aucune cérémonie de fiançailles, et n'est entouré d'aucune démonstration solennelle. L'épouse est dans ce cas une esclave, ou une veuve, ou encore une femme divorcée. Une fois par hasard le mariage sans dot sera un mariage d'inclination.
Un jeune homme ne prend jamais femme dans sa propre famille : la parenté trop rapprochée étant regardée comme un obstacle absolu.
Source : Gallica

A. Lechaptois Aux rives du Tanganika (1913)

Voici d'après les Wafipa et les Wabendé quelle serait la cause de notre mort :
« Un jour Léza (Dieu) descendit sur la terre.
S'adressant à tous les êtres vivants, il dit : — « Quel est celui qui ne veut pas mourir? »
« Malheureusement l'homme et les animaux dormaient.
Seul le serpent était éveillé, et répondit : — « Moi ! »
C'est pourquoi l'homme meurt ainsi que tous les animaux.
Seul le serpent ne meurt pas de lui-même.
Pour mourir, il faut qu'il soit tué.
Chaque année il lui suffit de changer de peau Pour renouveler sa jeunesse et sa vigueur. »
Source : Gallica

A. Lechaptois Aux rives du Tanganika (1913)

Aussi, à part dans l'Oufipa où les mœurs sont plus sévères, les mères de famille ont-elles bien souvent à gémir sur l'indépendance et la conduite désordonnée de leurs filles.
Quand la jeune personne devient nubile, on la revêt d'habits de luxe et de colliers de perles, après les onctions d'huile traditionnelles, comme pour un jour de noces. On invite au banquet et à la danse toutes les matrones de la parenté et du voisinage. Après quoi l'héroïne de la fête étant désormais une grande personne, écoute solennellement les discours et les recommandations que chaque maman lui débite à tour de rôle.
Source : Gallica

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