Chari

Définition et enjeux

Gaston Dujarric,  La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)

“ Le Chari, même à cette époque de basses eaux, est une très belle rivière dont le lit est fort large, mais qui, à la saison des hautes eaux, non seulement devient un fleuve majestueux atteignant en certains points 6 et 8 kilomètres de largeur, mais encore s'épanche de toutes parts dans les plaines de bordure, où se forment alors d'innombrables marigots, lacs ou étangs temporaires. Les berges majeures sont au loin limitées par une brousse élevée qui prend peu à peu, à mesure que l'on remonte vers le Sud, un aspect tropical. ”
Source : Gallica

Docteur Barth,  Le Tour du monde

“ Nous nous retrouvons sur le bord du Chari ; en face est la ville qui doit me servir de prison ; elle paraît délabrée, mais renferme de beaux arbres, où le déleb et le cucifère dominent. C’est le jour du marché ; une foule d’individus attendent les passeurs ; ils disparaissent les uns après les autres ”
Source : Wikisource

Paul Petit,  Mission Chari-Lac Tchad, 1902-1904… (1907)

“ Enfin, le 27 mai, nous passons le Chari, un peu au-dessous du confluent du Bahr Salamat. Le lit est occupé, en amont et en aval du gué, par des rochers de granité, la largeur des eaux est de 150 mètres; la profondeur observée de lm,20, mais, en ce dernier point, il faut éviter des gouffres creusés entre les roches qui doivent avoir une grande profondeur, si l’on en juge par les tourbillons. La profondeur est donc loin d’être régulière : il n’est pas rare d’observer tout près d’un gué, soit en amont, soit parfois en aval, des cavités où les hippopotames prennent leurs ébats. ”
Source : Gallica

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