Gaston Dujarric, La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)
“ De tous ceux qui s'illustrèrent durant la dernière moitié du siècle qui vient de finir, il n'y eut guère que le Mahdi Mohammed-Ahmed qui, hors des champs de bataille, témoigna quelque humanité pour les vaincus. Tous les autres, notamment Behanzin et Samory se sont, en toutes circonstances, montrés féroces. En les imitant, Rabah ne faisait que rester dans la tradition du monde barbare et, d'ailleurs, qu'obéir aux instincts sanguinaires de sa race. La guerre, le gouvernement, ont fatalement en Afrique d'autres procédés que chez nous. C'est là surtout que la force prime le droit. ”
