Résumé

Gaston Dujarric La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)

De tous ceux qui s'illustrèrent durant la dernière moitié du siècle qui vient de finir, il n'y eut guère que le Mahdi Mohammed-Ahmed qui, hors des champs de bataille, témoigna quelque humanité pour les vaincus. Tous les autres, notamment Behanzin et Samory se sont, en toutes circonstances, montrés féroces. En les imitant, Rabah ne faisait que rester dans la tradition du monde barbare et, d'ailleurs, qu'obéir aux instincts sanguinaires de sa race.
La guerre, le gouvernement, ont fatalement en Afrique d'autres procédés que chez nous. C'est là surtout que la force prime le droit.
Source : Gallica

Gaston Dujarric La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)

En lète de ceux qui étaient résolus, sinon à continuer la lutte, au moins à quitter la contrée pour conserver leur indépendance, était Rabah. Après avoir pris comme on l'a dit une part active à la conquête du Darfour, Rabah était resté toujours fidèle à son maître Zobéir. Il était l'un des chefs en qui le traitant avait la plus grande confiance et qui, depuis son départ pour le Caire, formaient autour de Soliman comme une sorte de conseil des anciens. Il s'éleva avec force contre l'opinion de ceux qui inclinaient à déposer les armes.
Source : Gallica

Gaston Dujarric La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)

En réalité, Ismaïl avait sur le cœur le pillage à fond d'El Fâcher, où les troupes de Zobéir, et vraisemblablement Zobéir lui-même, étant arrivés bons premiers, s'étaient appropriés les immenses richesses du sultan vaincu, ses esclaves et les milliers de femmes qui composaient le harem de Brahim, sans réserver autre chose que les miettes de ce butin royal pour Ismaïl-Pacha et ses gens. Il devait, dit Slatin-Pacha, résulter de là, chez le gouverneur, une haine mortelle contre Zobéir, que dès lors, Ismaïl chercha par tous les moyens à desservir et à éloigner.
Source : Gallica

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