Émile Gentil,
La chute de l’empire de Rabah
“ Les tirailleurs du Chari avancent par bonds. On a de la peine à les tenir. Le capitaine Robillot se tourne alors vers le commandant : « Mon commandant, c’est le moment... — Attendez encore un instant », dit Lamy ; mais ses troupes sont si ardentes qu’il renonce à les contenir plus longtemps. « Eh bien, allez donc ! » La charge sonne, vibrante, entraînante. La 1re compagnie (Galland) s’élance sur la palissade ; son chef est blessé d’un coup de lance, la 2e (de Cointet) vient derrière au pas gymnastique ; son capitaine, beau comme un héros, est en tête, superbe d’allure, son sabre à la main. ”
