Résumé

Paul Petit Mission Chari-Lac Tchad, 1902-1904… (1907)

Bien des réflexions envahissent la pensée. Peut-on démêler dans l’imbroglio des intrigues, des haines ou des rivalités qui pendant plus d’un siècle l’ont agité, la cause immédiate de la ruine de cet empire? A notre avis l’explication est simple. Le Baguirmi dut sa richesse, et ses sultans, leur puissance, exclusivement au commerce des esclaves, cela, tandis que la prospérité des grands Etats soudanais, le Bornou, le Sokoto, l’Adamoua, le pays Somrai vivait non seulement de la traite des noirs mais surtout du commerce des tissus, du sel, du natron, de la kola, du bétail.
Source : Gallica

Paul Petit Mission Chari-Lac Tchad, 1902-1904… (1907)

Non seulement l’étude de la flore africaine allait me passionner désormais, mais tout ce qui pouvait jeter quelque lumière dans mon esprit sur la vie des peuples primitifs que je voyais pour la première fois, sur leur histoire, sur leur organisation sociale, tout ce qui pouvait m’éclairer sur les productions naturelles de ces pays si différents des nôtres, sur les quelques rares problèmes géographiques qui restaient encore à résoudre, en un mot tout ce qui pouvait aider à soulever quelque coin du voile des ténèbres de l’Afrique fut désormais l’unique ambition de ma vie.
Source : Gallica

Paul Petit Mission Chari-Lac Tchad, 1902-1904… (1907)

Le premier des trafics a été la vente de l’homme comme bête de travail et, pendant des dizaines de siècles, elle a continué, encouragée par l’Europe civilisée, qui achetait les esclaves à la Côte, et pratiquée par les Arabes qui allaient s’approvisionner au coeur même de l’Afrique.
La traite des noirs a accumulé des ruines profondes, dans tout le Soudan, elle a déchaîné des guerres anéantissant des empires prospères, elle a non seulement dépeuplé des pays entiers, elle a enlevé
à tous les noirs la stabilité qui leur eût permis de travailler et de s’élever en civilisation.
Source : Gallica

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