Résumé

Atlas des colonies françaises, protectorats et territoires sous mandat de la France… (1934)

Blida est à la lisière de la montagne et de la plaine, sur le cône de déjection d’un torrent, l’oued-el-Kebir. L’horizon s’étend au loin, les miasmes des marais ne viennent pas jusque-là, on respire déjà l’air de la montagne. L’eau de l’oued, sur les pentes lentement progressives du cône, offre des facilités d’irrigation que les immigrés Andalous, excellents jardiniers, ont su mettre en valeur. Blida fut pour les corsaires turcs, au retour des rudes croisières, la ville de repos, de plaisir, dans les jardins ombreux
Source : Gallica

Atlas des colonies françaises, protectorats et territoires sous mandat de la France… (1934)

Le Chaouïa n’a guère que des moutons : pas de chevaux, ni de chameaux; il n’est pas outillé pour les grandes randonnées lointaines; sa vie s’écoule dans un tout petit coin de pays, oscillant avec ses moutons, suivant les saisons, de la montagne à la plaine voisine. C’est un petit nomade à court rayon. Il est bien déchu des anciens Numides, dominateurs et princiers : c’est un humble, un attardé. Les grands nomades chameliers, tard venus, ont surclassé les anciens Numides, et les ont réduits au rôle de Chaouïa, mais ils ne les ont pas éliminés.
Source : Gallica

Atlas des colonies françaises, protectorats et territoires sous mandat de la France… (1934)

Dès l’arrivée des grandes pluies commence la crue annuelle qui, dans un rythme puissant et régulier, revient toujours à la même époque. Alors les eaux ruissellent partout. Tous les petits cours d’eau d’une même région s’enflent à la fois; lacs et mares se remplissent rapidement et débordent, rejetant au courant de l’arroyo voisin toutes les larves et impuretés; la malaria disparaît. Quant aux grands fleuves, étalés dans toute l’étendue de leur lit majeur, ils roulent vers la mer la masse de leurs eaux rougeâtres chargées d’alluvions.
Source : Gallica

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