Résumé

Géographie des Colonies françaises… (1887)

Qui connaît l'Algérie, son massif tellien, son plateau, son Sahara, ses chotts, ses oueds, rivières sans eau ou mal alimentées, connaît aussi la Tunisie, qui n'est que le prolongement oriental de la région algérienne.
Sur le littoral septentrional se trouve le massif devenu célèbre des Khroumirs, avec le djebel Ghorra, haut de 1 200 m. à la frontière, puis une série d'autres chaînons moins élevés qui achèvent l'Atlas tellien et viennent mourir au cap Blanc et au cap Farina. Ils déversent leurs eaux dans la mer au nord, ou dans la Medjerda au sud.
Source : Gallica

Géographie des Colonies françaises… (1887)

Cette nouvelle capitale de l'Afrique propre ou de la Tunisie actuelle est assise à quinze kilomètres de la Méditerranée, au fond d'une vaste lagune nommée El-Bahira ou Boghaz, qui communique avec la mer par l'étroit canal de la Goulette. Adossée à une ceinture de collines, entourée d'une enceinte bastionnée que domine une kasbah ou citadelle, pourvue de palais, de mosquées, de minarets, Tunis présente à distance un aspect pittoresque; mais, comme dans toutes les villes orientales, des rues étroites, sales et non pavées en rendent l'intérieur désagréable pour les Européens.
Source : Gallica

Géographie des Colonies françaises… (1887)

L'île est défendue sur toutes ses faces par une ceinture de récifs présentant un assez grand nombre de passes déterminées. Ces récifs, formés d'immenses bancs de coraux, brisent la mer à une certaine distance; ils laissent entre eux et le rivage un canal d'eaux tranquilles d'une grande ressource pour mettre en communication les différents points de la colonie, et d'une navigation sûre pour les caboteurs à voile aussi bien qu'à vapeur.
L'intérieur est montagneux et formé de terrains anciens, souvent arides, ce qui donne à l'île un aspect général assez triste.
Source : Gallica

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