Récif corallien

Définition et enjeux

Mathieu Leclerc du Sablon Lectures scientifiques, extraits de mémoires originaux et d'études sur la science et les savants… (1893)

En résumé, si des affaissements locaux ont pu parfois intervenir dans la formation de certains récifs particu- liers, il ne semble pas que le phénomène corallien réclame, comme condition essentielle, une mobilité générale du lit de l'océan. Ce qu'il faut avant tout aux organismes constructeurs, ce sont des plates-formes arrivant à- moins
de vingt brasses de la surface de la mer.
Source : Gallica

Eugène-Louis Bouvier Histoire naturelle (première année… (1895)

Les organismes coralligènes construisent de toutes pièces, et élèvent jusqu'à la surface de l'eau, les rochers durs et poreux qu'on appelle des récifs. Un récif ne saurait être l'oeuvre de quelques organismes isolés ; il faut que des milliers et des milliers de ces êtres poussent et meurent sur la même surface pour édifier une formation solide de quelque importance.
Les récifs se forment dans les eaux dépourvues de troubles, au sein des mers tropicales dont la température ne
descend jamais à 20° au-dessus de zéro ; jamais il ne s'en édifie à des profondeurs plus grandes que 37 mètres.
Source : Gallica

Auguste Daguillon Notions de géologie : à l'usage de l'enseignement secondaire classique et de l'enseignement secondaire moderne… (1893)

Les polypiers coralligènes ne peuvent vivre que dans les mers chaudes, celles où la température des eaux, même dans la saison la plus froide, ne descend pas au-dessous de 20 degrés. Ils recherchent le voisinage de la surface, et ne peuvent se développer à une profondeur supérieure à 37 mètres environ. Enfin une eau agitée paraît leur convenir mieux qu'une eau tranquille : c'est ainsi que dans un récif en barrière les polypiers se développent mieux et plus rapidement sur la face qui regarde la pleine mer que sur celle qui regarde le rivage.
Source : Gallica

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