Résumé

Auguste Daguillon Notions de géologie : à l'usage de l'enseignement secondaire classique et de l'enseignement secondaire moderne… (1893)

Lorsqu'un vent assez violent s'attaque à une roche peu résistante, à un sable par exemple, il peut en arracher les particules et les entraîner à une distance souvent considérable; il contribue alors à détruire le sol, à le ronger en quelque sorte : c'est ce qu'on appelle un phénomène d'érosion 1. Le sable entraîné par le vent se fixe plus loin, soit qu'il rencontre un obstacle, soit que la force du vent devienne nulle; le sol s'accroît alors par le dépôt de couches superposées régulièrement les unes aux autres, ou sédiments : c'est ce qu'on appelle un phénomène de sédimentation.
Source : Gallica

Auguste Daguillon Notions de géologie : à l'usage de l'enseignement secondaire classique et de l'enseignement secondaire moderne… (1893)

De même la glace se déplace plus rapidement à la surface du glacier que dans sa profondeur, où elle semble ralentie par le voisinage de la roche encaissante, comme l'eau d'une rivière par le contact du fond. Le mouvement de la glace dans les glaciers suit donc à peu près les mêmes lois que celui des eaux courantes; il y a toutefois sur ce point deux différences à signaler : le mouvement de la glace est beaucoup plus lent que celui de l'eau; de plus, sa vitesse varie avec la température extérieure, s'accélérant quand celle-ci s'élève, se ralentissant quand elle s'abaisse.
Source : Gallica

Auguste Daguillon Notions de géologie : à l'usage de l'enseignement secondaire classique et de l'enseignement secondaire moderne… (1895)

La surface des continents présente un relief, résultant des parties saillantes (montagnes ou plateaux) et des parties déprimées (plaines) ; mais si l'on réfléchit que le sommet le plus élevé que l'on connaisse, le Gaurisankar (Himalaya) , ne dépasse pas une altitude de 8840 mètres au-dessus du niveau des mers, il faut bien avouer que ce relief a peu d'importance au point de vue purement géométrique : on dit communément, — ce qui est encore fort loin de la vérité, — que les reliefs les plus saillants de la terre ne sont pas plus sensibles à sa surface que les aspérités de l'écorce d'une orange.
Source : Gallica

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