Résumé

L.-G. Seurat Tahiti et les établissements français de l'Océanie (1906)

Le tabac pousse à l’état sauvage dans toutes les îles hautes ; il est cultivé à Tahiti, à Moorea et aux Marquises et consommé sur place. Les Indigènes de Tahiti, de Moorea et des Iles-sous-le-Vent le préparent d’une façon très rudimentaire ; ils se contentent de le faire sécher, d’enlever les nervures ou côtes de la feuille et de le mettre en « carottes » dans une feuille de bananier enveloppée d’une tresse de more (écorce du purau) enroulée avec soin ; c'est sous cette forme que le tabac est expédié dans les archipels voisins, en particulier aux Tuamotu et aux Gambier.
Source : Gallica

L.-G. Seurat Tahiti et les établissements français de l'Océanie (1906)

Le scaphandrier ne se sert pas d’échelle pour descendre ; il saute simplement à la mer, tenant à la main un filet tressé avec des cordes en fibres de coco, dans lequel il mettra sa récolte; deux masses de plomb reposant sur la poitrine et sur le dos assurent sa descente et sa stabilité ; le plongeur indigène armé du scaphandre travaille jusqu’à trois heures consécutives à des profondeurs de 18 à 35 mètres; il rejette l’air expiré de la façon la plus simple : la ligature du poignet gauche est assez lâche, en sorte que l’homme peut, en élevant le bras de temps en temps, expulser l’air vicié.
Source : Gallica

L.-G. Seurat Tahiti et les établissements français de l'Océanie (1906)

Les Mangaréviens et les habitants des îles occidentales de l’archipel des Tuamotu se sont également profondément modifiés au contact des Européens. Il n’y a guère que les Indigènes âgés des îles les plus pauvres et les moins fréquentées des Tuamotu et ceux des Marquises qui aient gardé quelques vagues souvenirs du passé, souvenirs qui s’effacent d’ailleurs de jour en jour.
Source : Gallica

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