Gaston de Chaumont

Résumé

Gaston de Chaumont La Fauvette de maître Gélonneur (1890)

Pardonnez-moi, mon père ; oui, le mot curruca veut dire fauvette, je le sais ; une fauvette et un porc n’ont rien de commun, je le reconnais. Mais ici, je l’affirme, le mot fauvette est pris par antiphrase, par ironie, ludi causâ, pour plaisanter, comme dirait M. Quandoquidem, que vous pouvez faire appeler et qui ne me contredirait pas. De même que l’on dit, par moquerie, d’un mauvais Chanteur qu’il est un rossignol, de même votre confrère de Genève, pour ridiculiser la voix déchirante du porc, aura eu l’idée de l’appeler fauvette, curruca.
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Gaston de Chaumont La Fauvette de maître Gélonneur (1890)

Il s’appelait, en effet, Néron, ce brave Bugeysien. Au moral nous avons dit quelle était sa qualité maîtresse ; au physique c’était un grand montagnard, sec et robuste, juché sur des jambes interminables, et le nez, — quel diable de nez ! — un peu plus rouge que de raison. D’aucuns prétendaient même que Néron n’était qu’un sobriquet descriptif qui avait fini par avoir force de chose jugée.
C’est le mentor que M. Gélonneur avait choisi pour guider et accompagner Robert.
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Gaston de Chaumont La Fauvette de maître Gélonneur (1890)

Mais la vraie, la grande, la notoire spécialité du lac de Sylans, c’est sa glace. Elle y est excellente, parfaite, inépuisable. Sa transparence est telle qu’à travers l’éclat glauque de ses plus gros blocs, on peut lire un journal. Et tant qu’il neigera en hiver, qu’il pleuvra au printemps, ce qui à lieu dans les montagnes avec une ponctualité désespérante et une fâcheuse abondance, le lac pourra fournir de glace les consommateurs des cafés de la France entière, qui, eux non plus, ne paraissent pas devoir disparaître de sitôt.
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