Courlis

Définition et enjeux

Paul Deltuf,  Les tragédies du foyer (1868)

“ Hors de son milieu, le courlis est un oiseau insipide à voir; en plaine, il a sa raison d'être ; on se plaît à suivre ses évolutions pesantes ; sa voix plaintive acquiert une sorte de charme, et lorsqu'on repasse dans ces plaines où l'on a passé jadis, il peut arriver qu'à l'entendre on tressaille sous l'effet mystérieux d'un souvenir de jeunesse, toujours jeune au fond du coeur vieilli.
" Ah! disait Mme Laurencey, c'est du beau temps pour demain, voici le courlis !
”
Source : Gallica

La chasse moderne : encyclopédie du chasseur… (1912)

“ C'est un oiseau blanc et gris, deux fois gros comme le moineau de nos rues ; il en a le bec épais et court. L'espèce se distingue par un oeil très grand, noir et vif, l'oeil si intelligent et si doux du vanneau. Un collier noir, qui l'habille joliment, lui vaut son nom. Déjà quelques courlis viennent prendre l'air de la baie ! C'est l'avant-garde des grosses bandes qui s'abattent sur les vases dès la fin d'août. Le courlis, haut sur pattes, avec son bec long et recourbé, et sa tendance bonasse à venir au sifflet, est la pièce de choix de notre chasse. ”
Source : Gallica

Portrait de Philibert Audebrand Philibert Audebrand,  Le Drame de la Sauvagère, par Philibert Audebrand (1874)

“ Cependant, ce que je sais avec certitude c'est que la légende se rapportant au chant du courlis est générale et même très populaire dans cette province, et dans deux ou trois autres qui avoisinent le Nivernais. C'est si vrai, qu'un conteur du Berri, George Sand, ayant besoin d'un élément poétique pour rehausser le ton d'un de ses livres, a pris le courlis comme dénouement de Valentine, le premier de ses livres. ”
Source : Gallica

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