Résumé

Le Courrier de Lyon (1870)

“ Sans doute, le crime dont on m'accuse est horrible et
mérite la mort ; mais s'il est affreux d'assassiner sur une grande route, il ne l'est pas moins d'abuser de la loi pour frapper un innocent. Un moment viendra où mon innocence sera reconnue, et c'est alors que mon sang rejaillira sur la tête des jurés qui m'ont légèrement condamné et du juge qui les a influencés !
”
Source : Gallica

Le Courrier de Lyon (1870)

“ On ne
pourrait établir la révision des procès criminels sans bouleverser de fond en comble l'institution des jurés. Il n'est point de notre compétence de prononcer si Lesurques est innocent ou coupable. Il est jugé et valablement jugé. La justice dont l'action n'a point été suspendue, mais la rigueur différée, comme il arrive quand une femme convaincue se déclare grosse, doit reprendre son cours. Il serait dangereux d'introduire après coup de nouveaux moyens justificatifs en faveur des accusés. On se fonderait en vain sur le prix inestimable de la vie ; il faut considérer le bien général.
”
Source : Gallica

Le Courrier de Lyon (1870)

“ Legrand était un homme faible, timide. La justice lui en imposait ; il avait peur d'être compromis ; cette peur ridicule qui peut avoir de si tristes résultats dans les plus graves occasions ! Le crime de Lieursaint occupait tout Paris, déjà inquiété par les brigands de toute espèce qui pillaient et massacraient tout aux alentours. Legrand, en peureux qu'il était, s'effrayait à l'idée même du crime commis. Les charges qui accablaient Lesurques avaient jeté un certain
trouble dans son esprit.
”
Source : Gallica

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