“ Monsieur, reprit-il après un long silence, croyez-vous en Dieu ? – Certes ! se récria le petit juge. Les hommes me dégoûtent trop. Le monde a besoin d’un alibi. ”
Alibi
Définition et enjeux
L'alibi, tiré du latin alibi (« ailleurs »), désigne une forme de défense utilisée en droit pénal, où une personne affirme avoir été en un autre lieu au moment des faits reprochés. Ce concept, essentiel dans les procédures judiciaires, a été examiné par des auteurs tels qu'Émile Corsin, qui le présente comme la présence d'une personne dans un lieu distant, ou les Jésuites du Dictionnaire de Trévoux, qui mettent en évidence son rôle dans les débats juridiques.
Georges Bernanos, lui, l'utilise de manière figurée pour illustrer la recherche d'une excuse morale. Les lois, notamment canadiennes, imposent une divulgation précoce de l'alibi, tandis que des organismes japonais en ont fait un service commercial, révélant une tension entre innocence et mensonge.
Citations sur l'alibi
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Prouver un alibi. Prouver son alibi. Il a prouvé la fausseté de cette pièce par un alibi, c’est-à-dire, en faisant voir qu’il étoit dans un endroit éloigné à l’heure même où l’on prétend qu’il l’a signée. Ce mot ne prend point d’s au pluriel. Les alibi ne sont guère reçus en matière criminelle. On dit proverbialement chercher des alibi forains, chercher de mauvaises raisons, des excuses frivoles, de mauvaises défaites. Cavillationes. Tergiversatio. Tergiversari, cavillari. ”
Émile Corsin, Dictionnaire des connaissances générales utiles à la gendarmerie… (1897)
“ En jurisprudence, on appelle alibi la présence d'une personne dans un endroit autre que celui où on la croyait au moment où un fait se passait.— Les individus accusés d'un crime ou d'un délit cherchent souvent à invoquer un alibi, c'est-â-dire à faire croire qu'ils n'étaient pas dans le lieu où on les supposait quand le fait s'est accompli. ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ C’est là que gronde sans cesse le monstrueux juge des Enfers. Assis à la porte, il pèse les crimes, les juge, et les condamne d’un signal. Quand une âme marquée du sceau de la colère arrive en sa présence, elle se dévoile tout entière ; et ce scrutateur des consciences, jetant autour de ses reins sa queue tortueuse, désigne par le nombre de ses replis quel sera le gouffre où doit tomber le coupable. ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Leur cri te les désigne [4] , quand tu les vois s’entre-choquer dans le cercle où leurs vices contraires les repoussent. Ceux dont le front tondu blanchit à ta vue sont les enfants de l’Église, papes et cardinaux, esclaves dont l’avarice compte et marque les têtes [5] . — Maître, dis-je aussitôt, ne pourrais-je reconnaître quelqu’une de ces âmes jadis travaillées de la honteuse soif de l’or ? — Ne l’espère pas, me dit-il : elles sont toutes défigurées sous le masque du crime obscur qui déshonora leur vie. Une lutte interminable rapproche et divise à jamais les prodigues et les avares. ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Mais, pour qu’il te suffise ensuite de les juger d’un coup d’œil, connais d’abord et les causes et la nature de leurs peines. Tout crime que le courroux du Ciel poursuit fut toujours une offense commise ou par violence ou par fraude. Mais la fraude étant le vice de l’humaine nature [2] , le Ciel voit les perfides d’un œil plus irrité, et les dévoue à des tourments plus rigoureux : l’Enfer entier pèse sur leurs têtes. La violence est punie dans le premier cercle ”
Dante Alighieri,
Le purgatoire
(1868)
“ Que tu taises ou que tu nies ce que tu confesses, ta faute n'en sera pas moins connue, si clairvoyant est le juge qui la sait ! Mais lorsque l'aveu du péché tombe de la bouche du coupable, dans notre cour, la meule qui aiguise le glaive de la justice se tourne contre le fil. ”
Dante Alighieri,
La divine comédie de Dante Alighieri
(1862)
“ Tu vois que j'y songe. Mon fils, me dit-if, au dedans de ces rochers il y a trois petits cercles, rétrécis par degrés comme ceux que tu viens de quitter. Ils sont tous remplis d'âmes maudites; mais pour qu'après il te suffise seulement de les voir, apprends comment et pourquoi elles sont ainsi emprisonnées. Toute méchanceté qui l'ait naître de la haine dans le ciel a pour but l'injustice, et on atteint ce but en faisant tort à autrui ou par la violence ou par la fraude. Mais comme la fraude est le propre vice de l'homme, elle déplaît plus à Dieu ”
Cour des pairs. Procès de Louis Alibaud…
“ Il pouvait donc se rencontrer une de ces organisatione à part, qui, par une sorte d'anomalie, réunît en elle toutes les conditions nécessaires pour un crime dont la canse est aujourd'hui détruite ; des idées démagogiques avec des inclinatious basses et perverses, la misère et le désoeuvrement ; la cupidité et la paresse, l'ignorance et la vanité, le desir immodéé de parvenir avec l'inahbileté à tout, et au fond de tout cela, par une sorte de réparation impie, un dégoût profond de la vie. ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Ainsi les infortunés que tu as rencontrés dans le vestibule des Enfers sont avec justice séparés de ces races maudites sur qui le ciel épuise toute sa sévérité. — Ô vous, lui répondis-je, qui dissipez mes doutes, vous faites ainsi, pour mon œil satisfait, briller la vérité dans les ombres de l’erreur ! Mais, illustre sage, je n’ai pu concevoir comment l’usure offense la divinité même ; daignez encore rompre ce premier noeud. — Écoute donc, reprit-il, ce que la philosophie te crie sans cesse : « La nature découle de l’essence de Dieu même qui lui donna des lois. » ”
Pierre Abélard,
Lettres d’Abélard et d’Héloïse
“ Et cependant, bien que la pureté de mes intentions me justifie, bien que mon cœur n’ait point à répondre de l’accomplissement du crime, j’avais auparavant commis trop de péchés pour me croire tout à fait innocente. Oui, dès longtemps asservie aux attraits des voluptés de la chair, j’ai mérité alors ce que je subis aujourd’hui ; c’est le juste châtiment de mes fautes passées. Toute mauvaise fin est la conséquence d’un mauvais commencement. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Mon frère, le monde est aveugle, et tu démontres bien que tu en arrives. Vous qui habitez encore la terre, vous attribuez toutes les causes au ciel, comme s’il ordonnait tout nécessairement. S’il en était ainsi, le libre arbitre serait détruit en vous et il ne serait pas juste de récompenser le bien et de punir le mal. ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Mon fils, dit le poëte, tous ceux qui meurent dans la colère de Dieu se rassemblent ici de toutes les régions, et s’empressent d’arriver au delà du fleuve ; car la rigueur de cette justice qui les poursuit donne à leur effroi l’emportement du désir [9] . Une âme juste ne se montra jamais sur ces rives funestes ; aussi tu vois combien le nocher des Enfers s’irrite de t’y voir. ”
Dante Alighieri,
Le purgatoire
(1887)
“ Et lui : — Pourquoi ta pensée s'égare-t-elle ainsi, contre ton habitude? Est-ce que ton esprit regarde ailleurs? Ne te souviens-tu pas du passage dans lequel ton Éthique traite des trois dispositions que le ciel réprouve ? L'incontinence, la malice cl la folle bestialité; et comment l'incontinence offense moins Dieu et provoque moins de blâme? Si tu médites bien sur cette vérité, et si ton souvenir se reporte sur ceux qui sont punis en dehors, au-dessus de Dité, tu verras bien pourquoi ils sont séparés de ces pervers et pourquoi la justice de Dieu les martelle d'une main moins courroucée. ”
Dante Alighieri,
Divine Comédie, traduction par M. Henri Dauphin…
(1886)
“ Ce cri invoquait2 le Tout Puissant, et si tu avais pu l'entendre, en saisir le sens, tu aurais dès à présent le secret d'une vengeance que tu verras s'accomplir avant ta mort 3. 1 Ce cri, échappé aux élus de la 7e sphère, où nul chant ne se fait entendre, est plutôt un cri de douleur que de vengeance. A Dieu seul, souverain juge, appartient lechàtiment qu'il n'est pas permis aux hommes, ni aux Bienheureux eux-mêmes de provoquer, quelques raisons qu'ils aient d'y compter et de l'attendre. Dante n'a peut-être pas toujours respecté cette limite dans ses ardentes invectives contre ses ennemis. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
(1925)
“ « Puisque ce cri t'a laissé une impression si vive, juge donc de celle que tu aurais éprouvée, si les esprits bienheureux avaient fait entendre leurs 45 354 LE PARADIS chants, et si j'avais souri moi-même. Si tu avais compris les prières que renferme ce cri, tu connaîtrais déjà la vengeance dont tu seras témoin avant de mourir. « L'épée divine ne frappe ni plus tôt ni plus tard, selon qu'il convient à celui qui sollicite la vengeance, ou à celui qui la craint. Mais, maintenant, tourne-toi vers un autre spectacle, et si tu ni'obéis, tu vas voir d'autres esprits non moins illustres. » ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Tel que celui qui tombe et ne sait comment, que la force du démon l’ait jeté à terre, ou un autre mal qui lie l’homme, 39. Quand il se relève regarde autour, troublé par la grande angoisse qu’il a soufferte, et, regardant, soupire : 40. Tel était le pécheur, après s’être relevé. Oh ! que sévère est la justice de Dieu, dont la vengeance frappe de tels coups ! ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Puisque votre esprit, me dit-elle, ose interroger ces mystères, je vous répondrai brièvement que je n’ai pas redouté l’approche des Enfers, parce que mon âme ne craint point des maux qui ne sauraient l’atteindre. Je suis telle aujourd’hui, par la faveur de mon Dieu, que vos extrêmes misères n’arrivent plus jusqu’à moi, et que les flammes de l’abîme ne peuvent altérer ma substance. Il est dans les Cieux une femme qui pleure sur l’infortuné que vous allez sauver, et qui fatigue pour lui l’inflexible justice. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Et le Seigneur humain et doux me semblait lui répondre, avec un visage calme : « Que ferons-nous à qui nous veut du mal, si celui qui nous aime est par nous condamné ? » Puis je vis des gens, enflammés de colère, lapider un jeune homme [821] , en criant l’un à l’autre : « Tue ! tue ! » Et lui, je le voyais, appesanti déjà par la mort, pencher vers la terre, mais les yeux toujours fixés au ciel, et, avec un visage où se peignait la pitié, en un si grand combat, prier le Seigneur très haut de pardonner à ses persécuteurs. ”
Sarnensis Petrus, Histoire de l'hérésie des Albigeois…
“ Voulez-vous l'être encore à Dieu, et n'avez-vous pas sujet de craindre les châtimens temporels pour tant de crimes, si vous n'appréhendez pas les flammes éternelles? Prenez garde, méchant homme, et craignez que, par les hostilités que vous exercez contre votre prochain, et par l'injure que vous faites à Dieu en favorisant l'hérésie, vous ne vous attiriez une double vengeance pour votre double prévarication... ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie. L'Enfer, traduction en vers français par M. François Villain Lami
(1867)
“ Que de grands rois, là-haut, dont le titre est menteur, Qui, comme des pourceaux, viendront dans cette ordure, Laissant des noms voués au mépris, à l'injure! » « J'aurais un grand désir de voir précipité Dans ce cloaque infect ce pécheur irrité, Maître! avant que du lac s'achève le passage. » « Tu n'auras pas encore aperçu le rivage, Que déjà de tes vœux s'accomplira l'effet. Il convient, ô mon fils, que tu sois satisfait! » Presque aussitôt je vis de la fangeuse engeance Éclater contre lui la rage et la vengeance. Dieu soit loué d'avoir à mes vœux consenti ! ”
Dante Alighieri,
Divine Comédie, traduction par M. Henri Dauphin…
(1886)
“ Le monde est bien, comme vous le dites, destitué de toute vertu. La malice y abonde et pullule partout. Mais d'où vient donc cette corruption croissante? Indiquez-m'en, de grâce, la cause. Faites que je la voie, afin que je puisse la signaler à mon tour; car, suivant les uns, le mal s'engendre sur la terre, et suivant les autres, il émane du Ciel lui-même2. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Si la misère de ce bas lieu et notre face noire et dépouillée attirent le dédain sur nous et nos prières, commença l’un d’eux, que notre renommée ploie ton âme à nous dire qui tu es, toi qui, vivant, meus sans danger tes pieds dans l’Enfer. ”
Paul-Christophe-Élisabeth Merlin, Pétition aux deux Chambres (1848)
“ « Vous, le voyez; au crime ajoutez le vice, et vous serez traités avec indulgence ! Quand vous voudrez tuer quelqu'un, commencez par vous enivrer, et votre forfait passera presque inaperçu !» Il est temps. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ L’autre doute qui t’agite présente moins de venin, et sa malignité ne pourrait t’éloigner de moi. Que notre justice paraisse injuste aux yeux des mortels, c’est un argument que la foi peut hasarder, et ce n’est pas une coupable hérésie. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Mon fils, dit le Maître, courtois, il faut qu’ici viennent de toute contrée ceux qui meurent dans la colère de Dieu ; et ils ont tant de hâte de passer le fleuve, parce que tellement les point l’aiguillon de la justice divine, que la crainte se change en désir. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Je veux, répondit-elle, que tu te dépouilles de toute honte et de toute crainte, et que tu ne parles pas comme un homme qui rêve ; écoute : le fond du char que le serpent a percé de sa queue a existé, mais n’existe plus : celui qui est la cause de sa ruine doit croire que la vengeance de Dieu ne craint pas les soupes. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Et lui : « Qui sera où je suis [10] te vengera. » Et elle : « Le bien d’autrui, que sera-ce pour toi, si tu oublies le tien [11] ? » D’où lui : « Console-toi ; il convient qu’avant de partir s’accomplisse mon devoir ; la justice le veut, et la piété me retient. » Celui qui jamais ne vit chose nouvelle [12] , ouvra ce parler visible, nouveau pour nous parce qu’il ne se trouve point ici [13] . ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ « Apprends le vrai, et qu’ils vont déliant le nœud de la colère [3] — Mais toi, qui es-tu, qui fends notre fumée et parles de nous, comme si encore tu divisais le temps par calendes [4] ? » Ainsi parla une voix ; sur quoi mon Maître dit : « Réponds et demande si par ici l’on monte. » Et moi : O créature, qui te purifies pour retourner belle à celui qui te fit, tu entendras merveille, si tu me suis. « Je te suivrai autant qu’il m’est permis, répondit-elle, et si la fumée ôte le voir, l’ouïr en sa place nous tiendra joints. » ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Lecteur, si mes vers ne sont point un vain son pour ton âme attendrie juge toi-même comment j’aurais pu contempler d’un œil sec l’effigie de notre humanité si tristement défigurée, et supporter le spectacle de ces infortunés, versant à jamais des larmes qui n’arrosent plus leurs poitrines ! Appuyé sur les durs rochers qui s’élevaient autour de moi, je les inondais de mes pleurs, quand mon guide me dit : — Eh quoi ! ne serais-tu donc aussi qu’une âme vulgaire ? On est sans pitié pour des maux sans mesure. Ne sont-ils pas assez criminels, ceux qui osèrent être les émules d’un Dieu ? ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ Et vous mortels, soyez réservés à juger, puisque nous, qui voyons Dieu, nous ne connaissons pas encore tous les élus ; et cette ignorance nous est douce, parce que notre bien s’accroît de cet autre bien, que tout ce que Dieu veut, nous le voulons. ”
Dante Alighieri,
Le purgatoire
(1887)
“ La lumière dans laquelle souriait le trésor que j'avais trouvé en ce lieu se fit d'abord aussi rouge qu'un miroir d'or frappé des rayons du soleil, puis elle répondit : — Une conscience chargée de sa honte ou de la honte d'autrui trouvera de l'aigreur dans tes paroles. Mais toi, écartant tout mensonge, raconte fidèlement ta vision, et laisse les gens se gratter où ils ont la gale. Si ta parole semble un peu âpre au premier goût, elle laissera une nourriture salutaire quand elle aura été digérée. ”
Dante Alighieri,
L’Enfer
(1785)
“ Eh ! si notre condition déplorable, me dit-il, si nos visages sillonnés par les flammes ne te donnent que de l’horreur pour nous et nos prières, ne refuse pas du moins à notre mémoire de nous dire qui tu es, âme vivante, qui peux ainsi fouler le sol brûlant des Enfers ! ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie. L'Enfer, traduction en vers français par M. François Villain Lami
(1867)
“ Car le monde s'attriste à voir ton avarice Qui foule aux pieds les bons exalter les pervers. C'est vous qu'il aperçut, pasteurs de l'univers, L'Évangéliste, vous, qu'en son livre il indique, Quand celle qui s'assied sur les eaux, impudique, Et se prostituant aux rois ambitieux, Courtisane effrontée, apparut à ses yeux! Celle qui fièrement naquit avec sept têtes, Dont dix cornes ont fait la force et les conquêtes, Tant que dans la vertu se complut son époux ! ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Presque toutes niaient la résurrection de la chair, l’enfer et le purgatoire, disant que nos âmes n’étaient que des démons logés dans nos corps en châtiment de leurs crimes. — Les Albigeois avaient pris, dès la fin du douzième siècle, une effrayante consistance. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
(1320)
“ « Par l’autre sorte de fraude s’oublie l’amour que forme la nature, et celui qui s’y surajoute et crée la foi spéciale 7. 22. « Ce pourquoi, dans le plus petit cercle, là où est le centre de l’univers, au-dedans duquel sise est Dité, éternellement le traître est consumé. » 23. Et moi : — Maître, très-clairement procède ton discours, et bien distingue-t-il ce gouffre et le peuple qui l’habite. ”
“ À ces mots, le sage baissa la tête, et s’arrêta, ajoutant après un court silence : — L’esprit qui veille au delà sur l’étang de bitume nous a donné des paroles bien trompeuses. — J’ai reçu de mes anciens, reprit le Bolonais, que cet ennemi de l’homme était la souche de tout vice, et surtout le père du mensonge. Aussitôt mon guide, plein d’émotion sur son visage, doubla le pas, et je suivis ses traces chéries, loin du pénible aspect des ombres et de leurs insupportables vêtements [8] . ”
