Pierre Abélard,
Lettres d’Abélard et d’Héloïse
“ Noble abnégation d’un amour où la fermeté le dispute à la tendresse ! Tandis qu’Abélard n’a aucun souci du sacrifice d’Héloïse, Héloïse ne songe qu’aux intérêts de la gloire d’Abélard. Elle se défend de la pensée d’une légitime union comme d’un crime. Priver l’Église et le siècle d’une telle lumière, asservir aux voluptés de la chair un clerc désigné aux dignités les plus hautes, courber sous le joug de la famille un homme fait pour gouverner le monde ! Pères de l’Église, sages de la Grèce, textes de la Bible, elle met tout en œuvre pour dissuader Abélard. ”

