Dante Alighieri,
La Divine Comédie
“ CHANT VINGT-SEPTIÈME Comme lorsqu’il vibre ses premiers rayons là où son créateur versa son sang [1029] , l’Èbre coulant sous la haute balance, et qu’à none il réchauffe les eaux du Gange : ainsi était le Soleil, de sorte que le jour baissait, quand resplendissant de joie l’Ange de Dieu nous apparut. Hors de la flamme, sur le bord il se tenait, et chantait : « Beati mundo corde [1030] , » d’une voix beaucoup plus vivante que la nôtre. Ensuite : « Plus loin ne va-t-on, âmes saintes, si auparavant on ne sent la morsure du feu : entrez-y, et au chant d’au delà ne soyez pas sourdes. » ”

