Adolphe Méliot

Résumé

Adolphe Méliot La divine comédie (1908)

C'est le poète qui voit ce que crée son génie. Béatrice meurt. Dante reste accablé, et à ce moment, mais à ce court moment seulement, il confond, dans sa douleur, la femme aimée et l'idéal rêvé : les pleurs qu'il verse sont bien d'un amant, car la nature a repris ses droits (Dante a vingt-six ans) . C'est l'homme qui pleure sa maîtresse autant que le poète son idéal. Mais une autre femme s'empare de son coeur et de ses sens et vient sécher ses larmes, tandis que son esprit, ses aspirations montent vers Béatrice et vont chercher son âme heureuse dans le paradis où il la devine et la divinise.
Source : Gallica

Adolphe Méliot La divine comédie (1908)

On peut donc dès à présent comprendre le culte que Dante voue à Béatrice. D'abord, sa beauté le frappe et le captive, sans qu'il se rende compte lui-même de ce qu'il éprouve pour elle. Son imagination s'exalte et fait de la fille de Portinari une femme au-dessus de toutes les autres, l'idéal de ses rêves. Son admiration augmente et devient telle, que sa seule faveur, le seul bonheur auxquels il ose aspirer, c'est de l'adorer et de célébrer ses vertus et sa grâce. Ce culte absorbe ses pensées et étouffe tout sentiment d'amour humain, comme il le dit lui-même.
Source : Gallica

Adolphe Méliot La divine comédie (1908)

Loin d'un homme qui proche la justice une telle faiblesse, qu'ayant subi l'injustice, il donne de l'argent à ceux qui l'ont faite, comme à des bienfaiteurs ?
Ce n'est pas là mon chemin pour rentrer dans ma patrie, mon père ; mais si, par vous et par les autres, il peut se trouver quelque autre voie qui ne soit pas contraire à la renommée de Dante, a son honneur, je la prendrai sans hésiter. S'il n'en est point de semblable pour rentrer à Florence, je ne rentrerai pas à Florence. Eh quoi ! ne verrai-je point partout où je voudrai la lumière du soleil et des astres ?
Source : Gallica

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