Louis Méquillet

Résumé

Louis Méquillet Affaire Lesurques (1863)

Et l'on prétendra maintenant qu'il n'a pas été condamné comme étant le même assassin dont Lesurques avait déjà expié le crime ; l'on dira que ces deux jugements sont conciliables, et que de ces deux hommes l'un n'est pas innocent ! Non, Monsieur, il n'y avait parmi les assassins qu'un homme à cheveux blonds, qu'un homme qui ait, devant les témoins, raccommodé son éperon avec du gros fil. Cet homme, c'est Lesurques, d'après le jugement de l'an IV ; c'est Dubosc, d'après celui de l'an IX. Il y a évidemment contradiction.
Après cela doutez-vous de l'innocence de Lesurques ?
Source : Gallica

Louis Méquillet Affaire Lesurques (1863)

Aujourd'hui, ce n'est plus lui dont la société réclame le châtiment, c'est Dubosc. C'est contre lui que s'élèvent les plus redoutables préventions, c'est lui que Courriol mourant a désigné comme le véritable coupable, c'est chez lui que le partage du vol s'est effectué, c'est lui que Duroehat a désigné. »
Le 30 messidor an V, le jury d'accusation contre Dubosc lui-même disait : « Aujourd'hui, c'est Dubosc qui est prévenu d'être, du lieu de Lesurques, l'un des auteurs desdits assassinats et vols. »
Source : Gallica

Louis Méquillet Affaire Lesurques (1863)

« Première proposition. Il y a nécessité de proclamer judiciairement l'innocence d'un homme condamné par erreur.
» Deuxième proposition. Il y a nécessité de proclamer légalement que l'erreur dans les jugements humains doit être réparée, même quand ces jugements émanent de la plus sainte, de la plus auguste des juridictions, de l'assemblée du jury. »
Dans la discussion de la première proposition, j'ai réuni tous les faits tendant à établir l'innocence de Lesurques.
Source : Gallica

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