Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges

Résumé

Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges Consultation pour la veuve et les enfants du maréchal Ney (1832)

De là est venue l'expression de révision gracieuse. Bentham a contesté aux rois le droit de remettre les peines, parce qu'il ne conçoit pas un pouvoir se plaçant au-dessus de la loi pour la détruire, et il y a quelque chose de vrai au fond de cette idée ; mais le droit de grâce, lorsqu'il a pour effet la réparation d'une erreur, est incontestable et sacré ; il protège sans humilier; et en corrigeant, en annulant un arrêt injuste, il vend à la justice elle-même sa grandeur et sa dignité.
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges Consultation pour la veuve et les enfants du maréchal Ney (1832)

Nul doute que l'illustre maréchal dont la France déplore la fin tragique , n'eût été sauvé, si la défense n'eût été arrêtée dans ses généreux efforts, si elle avait pu établir que la capitulation de Paris était obligatoire pour le gouvernement de Louis XVIH. Un arrêt préparatoire avait interdit l'emploi de ce moyen définitif. La défense a donc été entravée, et elle l'a été sur un point essentiel : de là dérive la justice et la nécessité de la révision. Assurément, il faut absoudre les intentions ; la Cour des Pairs n'a limité la défense que parce qu'elle a été induite en erreur sur un fait.
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges Consultation pour la veuve et les enfants du maréchal Ney (1832)

Si la raison veut que le droit de faire grâce s'exerce sur un innocent plutôt que sur un coupable ; si, d'autre part, la grâce d'un innocent consiste à lui fournir les moyens de prouver son innocence, comme la grâce d'un coupable à obtenir remise de la peine, tirons la conséquence inévitable, infaillible, que le droit de faire grâce emporte celui d'ordonner la révision du procès.
Source : Gallica

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