Résumé

Louis Méquillet Procès d'outre-tombe. Joseph Lesurques devant la Chambre des Pairs et devant le Sénat… (1862)

Est-elle juste, cette loi (s'écrient les défenseurs de la famille de Lesurques) qui, parce qu'un condamné est monté sur l'échafaud, refuse à sa mémoire et à sa famille une déclaration d'innocence? L'accusé n'est plus, et parce qu'il n'est plus, il ne pourra plus être défendu : mais s'il n'est plus, à qui la faute, grand Dieu! La faute en est à la justice, qui s'est trompée.
Source : Gallica

Louis Méquillet Procès d'outre-tombe. Joseph Lesurques devant la Chambre des Pairs et devant le Sénat… (1862)

La loi fondamentale du royaume ayant aboli les confiscations, la famille du malheureux condamné a-t-elle quelque restitution à réclamer? Les condamnations et les peines ne sont-elles pas personnelles ? A-t-on besoin de délivrer la famille de l'infortuné d'une infamie qui n'a pas pu s'étendre jusqu'à elle? Y a-t-il des motifs assez puissants pour risquer de porter atteinte, par une révision en quelque sorte inutile, à la stabilité des jugements, à cette stabilité si nécessaire et au respect dont les tribunaux doivent être environnés, et à la tranquillité de la société tout entière ?
Source : Gallica

Louis Méquillet Procès d'outre-tombe. Joseph Lesurques devant la Chambre des Pairs et devant le Sénat… (1862)

Pourquoi accorder à celui qui existe encore les chances d'un nouvel examen sans profit pour la mémoire du mort? car si la seconde condamnation est maintenue par le nouveau jury, l'incertitude reste la même ; et si le dépérissement des preuves ou d'autres circonstances faciles à prévoir amènent l'acquittement du second condamné, la tache imprimée à celui qu'on veut réhabiliter n'en deviendra que plus forte, et l'on aura compromis sans motif les intérêts de la société, en faisant dégénérer la procédure criminelle en une vaine représentation qui ne saurait porter la conviction dans les âmes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature