Résumé

Louis Méquillet Lesurques, sa justification. A. Jeandel… (1864)

Quand le destin nous fait asseoir sur le siège du juge, quand il nous appelle à prononcer sur nos semblables, souvenonsnous avant tout que nous sommes hommes et que nous avons à juger des hommes comme nous, agissant sous les mêmes passions, sous les mêmes sentiments ; ne leur attribuons pas ce qui répugne à l'humanité, en invoquant le doigt de Dieu pour justifier ce qui est inexplicable.
Au point de vue des sentiments humains, la présence volontaire de Lesurques au bureau de la police, devant les témoins, loin d'être une charge contre lui, est une énorme présomption d'innocence.
Source : Gallica

Louis Méquillet Lesurques, sa justification. A. Jeandel… (1864)

Dubosq, ayant à répondre à la justice, se défendit avec toute l'énergie que nous lui connaissons ; il est habilement secondé par Me Lebon, son défenseur. À toutes les charges de l'accusation, il répond : l'homme blond, l'homme à l'éperon a été pris et exécuté ; logicien rigoureux, il dit aux juges : Vous ne pouvez condamner deux hommes pour un seul coupable. Il pose nettement la question comme elle devait l'être : « Il n'y a qu'un criminel, Lesurques ou moi; or, la justice a déjà condamné Lesurques. »
Source : Gallica

Louis Méquillet Lesurques, sa justification. A. Jeandel… (1864)

Entre les témoins qui déposent de l'alibi de Lesurques, il n'y a pas une contradiction, comme il n'y a pas un fait contradictoire entre les criminels, qui ont déclaré n'avoir jamais connu Lesurques.
Ces certificats, donnés en 1822 par des hommes bien placés, ont une bien autre signification : voici des gens honnêtes qui ne rougissent pas d'avoir été amis d'un condamné à mort, qui, loin de nier les relations qu'ils ont eues avec lui, les proclament hautement! N'est-ce pas la preuve d'une conviction bien ferme de son innocence?
Source : Gallica

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