Résumé

Révision du procès Lesurques devant l'opinion publique (1869)

Mais, sur l'échafaud, lorsqu'il proclamait encore l'innocence de Lesurques, il n'avait plus besoin d'être payé !
Quant à Bernard, il était coupable sans doute d'avoir fourni les chevaux devant servir au vol et d'avoir eu quelque chose des objets volés ; mais de là au crime d'assassinat, il y a loin. Courriol, voleur de profession, ne considérait pas comme un crime la complicité dans un vol, et, par le fait, Bernard était innocent du crime d'assassinat, et ne méritait pas la peine capitale.
Source : Gallica

Révision du procès Lesurques devant l'opinion publique (1869)

Oui, les jurés de l'an IV n'ont rien à se reprocher, et s'ils se sont trompés, on ne pourra que les excuser et les plaindre, partageant, en cela, du reste, le dernier sentiment de Lesurques lui-même, qui, mieux inspiré, au moment suprême, du haut de l'échafaud, comme l'infortune Louis XVI, déclarait, avec le calme et la résignation de l'innocence, qu'il pardonnait à ceux qui l'avaient condamné!
Mais, après l'exécution de l'arrêt, par une sorte de dérision du sort, les choses vont complétement changer de face.
Source : Gallica

Révision du procès Lesurques devant l'opinion publique (1869)

Mais la révision, devant l'opinion publique, est toujours possible et réservée, comme l'a reconnu lui-même le magistrat éminent qui a le plus contribué, peut-être, à faire refuser par la Cour de cassation, à la dernière héritière du condamné, la révision judiciaire.
C'est donc à l'opinion publique que, sans aucune attache quelconque avec la famille Lesurques, et dans le seul intérêt de la vérité, nous nous adressons aujourd'hui, pour mettre sous sa sauvegarde l'honneur d'un homme dont l'innocence nous paraît incontestable.
Source : Gallica

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