“ Vous-mêmes, par vos admirables trésors, vous ajoutez à la beauté, à la parure de la fille du Soleil. Ainsi, vos coursiers s’avancent pour tout embellir, ô (Dieux) adorables et dignes de louanges, et la voix (de la Prière) court au-devant de vous. 7. Que vos coursiers ailés et vigoureux, ô (dieux) Véridiques, vous amènent à nos offrandes. Que votre char, aussi rapide que la pensée, nous apporte une abondance toujours opulente, toujours conforme à nos désirs. ”
Citations sur l'an
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ Laissez-moi — passer tel que j’étais avant que fût établi le système ancien — ou le système aujourd’hui reçu. J’ai été-témoin — des époques qui les ont fait naître, comme je le serai — des nouvelles modes destinées à régner ; et je ternirai — l’éclat du présent, en lui donnant — l’âge de mon récit. Avec votre permission, — je retourne mon sablier, et j’accélère la marche de la scène — comme si vous aviez fait un long somme. ”
André Chénier,
Œuvres complètes de André Chénier…
“ Il partit. L’amitié, les sciences, l’amour Et la gloire française imploraient son retour. ”
Jean Claude Léonard Poisle Desgranges, Ambigu lyrique
“ Plus d’un quadrille, au beau pays de France, Agit comme eux et garde le tacet. BIENHEUREUX LES PAUVRES D’ESPRIT AIR : Un ancien proverbe nous dit. Un sot, sans trop savoir comment, Sur tout porte son jugement ; Il critique talents, mérite, Et trouve un plus sot qui l’imite. Auteurs, dites d’un air contrit : BIENHEUREUX LES PAUVRES D’ESPRIT. Par qui sont jugés les savants ? ”
“ C’est le nouvel élu, faites grands les passages ! Écrasez-nous, coursiers ; qu’importe ? Ici les sages Sont les heureux mortels qui vont, galonnés d’or, De la boue au soleil, en un superbe essor ! Les sages, ce sont ceux dont l’orgueil nous écrase ! Ceux que l’amour du lucre ou des grandeurs embrase ! Ceux qui, pour s’agrandir, nous mettent sous les pieds ! ”
Anonyme, Les Fouteries chantantes
“ Que dire à cela ? J’ai sucé l’apprentissage ; Encor celui-là. Dans mon con rempli de charmes, Je vis autrefois D’un vit répandre les larmes, Par le cher d’Artois, Et lors, en digne bougresse, Que dire à cela ? ”
Platon,
Œuvres de Platon, traduites par Victor Cousin
“ THÉÉTÈTE. A présent, je suis au fait, et j’admets deux espèces d’épuration, l’une pour l’âme, l’autre pour le corps, indépendante de la première. L’ÉTRANGER. A merveille. Maintenant, fais attention à ce que je vais te dire, pour tâcher de subdiviser encore en deux la division que nous venons d’établir. THÉÉTÈTE. Partout où tu me conduiras, je tâcherai de te suivre dans tes divisions. L’ÉTRANGER. Nous admettons que dans l’âme la méchanceté et la vertu sont deux choses différentes. THÉÉTÈTE. Eh bien ? ”
“ ECOUTEZ donc, Job, mes paroles, et soyez attentif à tous mes discours. 2 J’ai ouvert ma bouche, afin que ma langue vous fasse entendre distinctement les paroles qu’elle aura formées. 3 Mes discours sortiront de la simplicité de mon cœur, et mes lèvres ne prononceront que la pure vérité. 4 C’est l’Esprit de Dieu qui m’a créé, et c’est le souffle du Tout-Puissant qui m’a donné la vie. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ Ils ne s’envolaient point ; ou, s’ils fuyaient aux bois, Quand je les rappelais ils venaient à ma voix. Une colombe et moi longtemps nous nous aimâmes. Maintenant je sais l’art d’apprivoiser les âmes. ”
William Shakespeare,
Macbeth
(1623)
“ BANQUO — Mon bon seigneur, pourquoi tressaillez-vous, et semblez-vous craindre — des choses qui sonnent si bien ? Aux sorcières. Au nom de la vérité, — êtes-vous fantastiques, ou êtes-vous vraiment — ce qu’extérieurement vous paraissez ? Vous saluez — mon noble compagnon de ses titres présents et de la haute prédiction — d’une noble fortune et d’un avenir royal, — si bien qu’il en semble ravi. À moi vous ne parlez pas. ”
Adolphe Ribaux, Vers l'idéal : poésies, mirages… (1884)
“ LES vers! ah! si jamais ils ont gaîment chanté, Dans le bleu crépuscule ou l'aurore vermeille, Ainsi qu'un vol d'oiseaux légers, à mon oreille, Ami, c'est en ce jour où tu seras fêté ! Oh ! que ce jour soit doux, lumineux, enchanté, Que tout chagrin, pour toi, quelques heures sommeille, Et que, rosée ardente et pure et sans pareille, L'espérance vivace et la sérénité, 32 Vers l'Idéal. ”
Philippe de Massa,
Sonnets
(1899)
“ Et vous, Madame, dont cette fleur est l'emblème, Comment douteriez-vous du jugement suprême Qui ressort sans appel de cet égrènement? S'il vous plaît de savoir comment chacun vous aime, Interrogez ! L'arrêt sera toujours le même : Non pas un peu, beaucoup, mais passionnément. ”
Romain Rolland,
L’Âme enchantée
“ Que possède-t-on — être ou objet — l’instant d’après qu’on l’a possédé ? ”
Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée, Œuvres de monsieur Nivelle de La Chaussée
“ Le Génie. Ainsi...De vos avis on se passera bien. Quiconque admire tout, ne se connoît à rien. Scène VII. LE GÉNIE, LA FOLIE, LE BON-SENS, L’HOMME SENSÉ, LE PETIT-MAÎTRE.Le Petit-Maître. Je viens tard ; excusez. Je me sauve au plus vîte. (À la Folie.) Déesse, vous voilà ! je vous en félicite. Je vous trouve par tout ou l’on trouve quelqu’un. (Montrant le Bon-Sens.) ”
“ À ton gré, je gémis et supplie et réplique. Instrument dont l’écho se prolonge et ravit, Ô bois mort plus heureux que la bouche qui vit, Toi le confident cher des soucis et des fièvres, Obéis comme moi, le serviteur, l’amant !.. ”
William Shakespeare,
Oeuvres complètes de Shakspeare…
(1843)
“ DEUXIÈME DOMESTIQUE. Monseigneur veut-il se laver les mains? (Des Domestiques lui présentent une aiguière, un bassin et une serviette.) Oh! que nous sommes contents de vous voir rétabli ! Fasse le ciel que vous repreniez la conscience de ce que vous êtes ! Voilà quinze ans que vous êtes plongé dans un rêve, et quand vous vous éveilliez, votre veille ressemblait à un sommeil. ”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
(1829)
“ On m’a monté ici. J’ai demandé qu’on me laissât écrire mes dernières volontés. Ils m’ont délié les mains, mais la corde est ici, toute prête, et le reste est en bas. ”
Laurence Sterne,
Vie et opinions de Tristram Shandy
“ Prêcher ?... quel mot, messieurs ! ce mot, tel que les prédicateurs d’aujourd’hui ; l’entendent, signifie l’action de montrer l’étendue de ses connoissances, d’étaler son érudition, de faire valoir les finesses et les subtilités de son esprit. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
(1320)
“ Mais elle, qui voyait mon désir, commença, si joyeuse et si riante, qu’en son visage il semblait que Dieu jouit : 36. ”
Louis Pasteur,
Lettres et discours
“ Vous avez voulu témoigner une fois de plus de l’impression profonde que le monde, les habitudes de la vie, les lettres à leur tour reçoivent de tant de découvertes accumulées. Si vous avez daigné jeter les yeux sur moi, la nature de mes travaux a sans doute parlé en ma faveur. Par quelques points ils intéressent les manifestations de la vie. ”
Honoré de Balzac,
Scènes de la vie de province. Tome premier
“ On prend, sans s'en apercevoir, les gestes, les façons de parler, les attitudes, les airs, le visage les uns des autres. ”
Saint Augustin,
Les Confessions
(401)
“ Chapitre II, Il demande à Dieu l’intelligence des écritures. 2. Et ma plume serait-elle un organe capable de publier par quelles inspirations quelles saintes terreurs, par quelles consolations, quelles secrètes conduites vous m’avez amené au ministère de votre parole et à la dispensation de vos sacrements ? Et puis, eussé-je la force d’être un narrateur fidèle, chaque goutte de temps me coûte si cher ! ”
F. Génin, Des variations du langage français depuis le XIIe siècle
“ «Vous faites le poëte, vous, et vous devez vous remplir de ce personnage; marquer cet air pédant qui se conserve parmi le commerce du beau monde, ce ton de voix sentencieux, et cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les syllabes, et ne laisse échapper aucune lettre de la plus sévère orthographe.» ”
Molière,
Oeuvres de Molière
(1866)
“ MONSIEUR JOURDAIN. — C'est de la prose, ignorante. MADAME JOURDAIN. — De la prose? MONSIEUR JOURDAIN. — Oui, de la prose. Tout ce qui est prose n'est point vers ; et tout ce qui n'est point vers est prose. Hé! voilà ce que c'est que d'étudier, (A Nicole.) ”
“ C’est dit, général. — Dans le cas où le malheur que vous prévoyez arriverait, foi de marin ! ce sera. — Merci, général. Adieu ! dit Pierre en lui tendant la main. — Venez donc là, mon brave, répondit l’amiral en lui ouvrant les bras. ”
“ Quel est cet homme ? demanda un Français arrivé depuis une heure à Vérone. — C’est Valterna, lui répondit-on. — Un officier ? dit le Français en regardant l’épée et les moustaches du jeune homme. — Non, reprit-on, un dilettante. — Un voyageur autour du monde, dit un autre. ”
André de Guerne, Les Siècles morts
“ Disaient : — Hélas ! la voix du Très-Sage est pour nous Dont la raison psychique hésite, erre et défaille, Comme l’herbe marine aux mulets et la paille Aux poissons. L’ignorance égare nos esprits Et ton Verbe, Seigneur, Seigneur, est incompris ! ”
Arrêts, règlements, programmes de 1761 à 1838 (1761-1838)
“ Épitre à mon fils, avec cette épigraphe : « Que votre ame et vos mœurs peintes dans vos ouvrages > N'offrent jamais de vous que de nobles images ; En vain l'esprit est plein d'une noble vigueur, Le vers se sent toujours des bassesses du cœur.» ”
Augustin Pellissier, Principes de rhétorique française… (1873)
“ De l'élocution. — L'Élocution indique le ton qu'il faut prendre, le style, les expressions, les figures, les tours de phrase qui doivent donner à la pensée plus de vigueur, plus d'éclat ou plus de charme. 7. De l'action. — A ces trois parties de l'art oratoire Cicéron et après lui les rhéteurs anciens en ajoutaient une quatrième, l'Action qui renferme le débit, le geste et la mémoire. L'action est en réalité l'éloquence de la voix et du geste, c'est l'ensemble des mouvements qui constituent la physionomie. ”
François Mauguin,
Note de M. Mauguin. (Juillet 1846…
(1846)
“ Qu'importe que quelques nains s'attèlent par derrière au char de la raison ? Il est écrit que le char avancera, et il avance. Qu'importe que quelques fous s'accrochent aux siècles ou se suspendent aux ailes du temps. ”
Ernest Renan,
Lettres du séminaire
“ La feuille précédente, en l’annonçant comme suppléant à Monsieur Ampère, faisait l’éloge d’un ouvrage, plein de charme et de profondeur, sous le titre modeste d’« un homme de rien [1] ». J’ai beaucoup de plaisir avec le journal que je vois maintenant. ”
Marivaux,
La Vie de Marianne (1731-1740)
“ Me voici donc entrée dans le parloir ; je vis un homme d’environ cinquante ans au plus, de bonne mine, d’un air distingué, très bien mis, quoique simplement, et de la physionomie du monde la plus franche et la plus ouverte. ”
Montesquieu,
Oeuvres de Montesquieu avec des éloges…
(1826)
“ JE voudrois bien, monsieur mon illustre confrère, donner trois 011 quatre livres de l'Esprit des Lois pour savoir écrire une lettre comme la vôtre; et pour vos sentimens d'estime, je vous en rends bien d'admiration. Vous donnez la vie à mon âme, qui est languissante et morte, et qui ne sait plus que se reposer. ”
“ Vous allez me faire le plaisir de l’afficher dehors. Anatole. De quoi ? Le Régisseur. De l’afficher dehors. Anatole, étonné. Elle ? Le Régisseur. Eh ! bien, oui elle ! Anatole. Ah !... bien ! (À part.) En voilà des commissions agréables ! ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ C’était une figure carrée, une bouche mince et ferme, d’épais favoris grisonnants très farouches, un regard à retourner vos poches. On eût pu dire de ce regard, non qu’il pénétrait, mais qu’il fouillait. ”
Victor Hugo,
Les Travailleurs de la mer
“ La nuance des deux accablements était là. Dans les mains jointes quelque chose espère encore ; dans le poing crispé, rien. ”
Albert Sorel,
Revue des Deux Mondes
“ Grands parleurs, beaux parleurs, charmés de leur langue sonore, imaginatifs et raisonneurs, poussant l’utopie à travers les syllogismes, et prenant les métaphores pour des phénomènes, ils raffinaient sur les principes. ”
Robert Louis Stevenson,
L’Île au trésor
(1883)
“ Je pris mon parti à l’instant, et en guise de réponse, je lui narrai toute l’histoire de notre voyage et la situation dans laquelle nous nous trouvions. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Quel connaisseur impartial n’admirera pas dans leurs écrits ce mélange heureux d’élévation et de douceur, de force et d’onction, de beaux mouvements et de grandes idées, et en général cette élocution facile et naturelle, l’un des caractères distinctifs des siècles qui ont fait époque dans l’histoire des lettres ! ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Ça n’est pas tout... On est venu vous demander hier : un grand monsieur, bien couvert ; il avait aux jambes des bottes à cœur, comme un tambour-major en bourgeois, et au bras une petite femme déguisée en homme. ”
Théophile Gautier,
Romans et contes
“ Penchez-vous sur cette coupe et pensez fixement à la personne que vous désirez faire apparaître ; vivante ou morte, lointaine ou rapprochée, elle viendra à votre appel, du bout du monde ou des profondeurs de l’histoire. ”
Paul Arène,
Œuvres de Paul Arène, Lemerre, 1884
“ Un !... deux !... trois !... quatre !... et voilà nos exécutants en train de faire aller les doigts et l’archet, clignant de l’œil et tirant la langue aux beaux endroits avec la fougue paisible et les petites grimaces de volupté particulières aux vrais dilettanti. ”
Jane Austen,
Orgueil et Préjugé (1813)
“ — Vous écrivez extraordinairement vîte. — Vous vous trompez, j’écris plutôt lentement. — Combien de lettres vous devez avoir à écrire dans le courant de l’année ! Et des lettres d’affaires ! ”
Alfred Asseline, Victor Hugo intime : mémoires, correspondances… (1885)
“ Écris -moi une longue , longue lettre , une de ces lettres expansives que tu savais si bien écrire sur la table des auberges dans notre dernière excursion . Raconte -moi ce que tu fais et ce que tu penses . Parle -moi de tout ce qui t' intéresse et sois sûr que tu m' intéresseras . ”
Honoré de Balzac,
Les Contes drolatiques
(1855)
“ Rois, chevaliers, bourgeois, moines, mendiants, soudarts, écoliers, truands, sorciers, astrologues, ribauds, princesses, châtelaines, dames galantes, bohêmes, courtisanes, ont pris sous son crayon la vie et le relief de ces vieux portraits historiques dont la physionomie explique une époque. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1695)
“ L’ON voit avec douleur périr, presque entre les mains des fidèles, le seul livre de piété qui ait été composé en notre langue par un Saint, l’Introduction à la Vie dévote, Ouvrage qui depuis plus d’un siècle a été également cher et utile à toute la France. ”
“ Vous qui vivez dans le passé, voulez-vous tenter une curieuse épreuve ? Placez-vous devant un miroir, mettez un domino pour que la taille ne proteste pas et regardez-vous à travers les yeux d’un masque, vous reverrez votre figure de vingt ans. ”
Friedrich Melchior Grimm,
Gazette littéraire de Grimm, histoire…
(1854)
“ Fasse le ciel que pendant un grand nombre d'étés, je puisse serrer cette main qui a touché tant de mains illustres du xvme siècle, et, — mieux que cela, — qui a toujours été tendue aux petits et aux faibles, et qui s'est toujours ouverle si facilement pour l'aumône! ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Notice sur M. Littré, sa vie et ses travaux
(1863)
“ Les lecteurs de l'intéressante Notice qui précède nous sauront gré certainement d'avoir pensé à reproduire ici et à mettre sous leurs yeux la Préface qui sert d'Introduction au Dictionnaire de la Langue française, cette oeuvre gigantesque d'érudition et de critique littéraire. La Notice a fait connaître l'homme; la Préface fera connaître son oeuvre. ”
Platon,
Dialogues suspects (Second Alcibiade…
“ « Ô cher Pan, et vous, divinités de ces lieux, donnez-moi la beauté intérieure, et faites que tout ce que j’ai d’extérieur soit en harmonie avec mon intérieur. ”
