Philippe de Massa

Philippe de Massa

Sonnets (1899)

Résumé

Portrait de Philippe de Massa Philippe de Massa,  Sonnets (1899)

“ Plus tôt que dans nos coeurs la paix ne renaîtra
Quand un deuil accablant y laisse un vide extrême
Et que, sous le ciel gris, devant le flot amer, On perçoit tristement l'image de soi-même Dans ce vaste miroir que nous offre la mer.
”
Source : Gallica

Portrait de Philippe de Massa Philippe de Massa,  Sonnets (1899)

“ Lohengrin a vengé cet échec de commande Et quand trente ans plus tard, le retour s'opéra, Nous étions à cet âge où l'homme mûr s'amende, Et le sifflet d'antan a fait place au hourra.
Mais moi, chef d'escadrons dans la cavalerie, Je n'ai capitulé qu'après la Valkyrie, Jusqu'alors incrédule ainsi que saint Thomas,
Quand, la lance à la main, belle comme vous l'êtes, A l'écho familier des appels de trompettes Vous m'êtes apparue au chemin de Damas.
”
Source : Gallica

Portrait de Philippe de Massa Philippe de Massa,  Sonnets (1899)

“ Oronte y trouverait d'aimables portraitures, Alceste les mettrait peut-être aux cabinets.
Il n'importe! — Qu'ils soient pleins de désinvoltures, Ou d'un tour familier qui les rend trop jeunets Pour paraître en volume aux feux des devantures, — Ce n'est point au public que je les destinais.
Et pourtant les voici dans leur forme légère, Entés sur quelque idylle alerte et passagère Ces bouquets à Chloris voués à l'Achéron,
Que j'exhume à l'insu de leurs destinataires
En y mêlant parfois les échos militaires
D'un appel de trompette ou d'un coup de clairon.
”
Source : Gallica

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