Léon Pamphile LeMay

Élements biographiques

Léon Pamphile LeMay Contes vrais

Je me vis enveloppé de noir, et la neige qui s’étendait partout, n’avait plus de reflets et paraissait une mer sombre. « Étoile des mages, m’écriai-je éploré, perce le voile affreux qui me dérobe le ciel, et conduis-moi vers l’Enfant-Dieu que je veux adorer ! »
Ô surprise ! ô bonheur ! À peine le Seigneur a-t-il entendu ma prière qu’il fait paraître, au milieu des airs enténébrés, une étoile radieuse, grande comme la lune. Sa lumière se mit à pleuvoir en paillettes d’argent sur la terre qui allait être sauvée, et le clocher recommença plus joyeusement son hymne de gloire.
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Léon Pamphile LeMay Les épis

Le premier clou s’enfonce en sa chair pantelante,
Et sa soif s’abreuve de fiel.
Le premier clou s’enfonce et le sang d’un Dieu coule !...
Et tous les astres d’or qu’un souffle divin roule
Ont entendu vibrer les coups maudits du fer !
Ils se sont arrêtés. Tous ces mondes sans nombre
Ont vu la terre alors s’avancer comme une ombre,
Ont entendu rire l’enfer !
Ouvrant comme un éclair le doux vol de son aile,
Un ange passe. Il pleure, et sa voix solennelle
Crie à tout l’univers soudain terrifié :
— Le plus grand des forfaits la terre le consomme !
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Léon Pamphile LeMay Fêtes et corvées

Il venait de voir la première mascarade.
Le carnaval, parmi nous, en est à son dernier jour, puisqu’il naît véritablement et meurt avec les jours gras. Mais, comme tout ce qui va s’éteindre, il brille d’un éclat plus vif, et parait se réveiller avec une vigueur que l’on ne suppose qu’à la jeunesse.
Le carême, voyez-vous, arrive pâle et décharné : on ferme les yeux pour ne pas le voir. Et pourtant notre carême à nous, quel bonhomme de carême en comparaison de celui de nos pères ! Mais pardon ! j’oublie que le carême n’est pas une fête populaire.
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