Léon Pamphile LeMay

Résumé

Léon Pamphile LeMay Picounoc le maudit, Tome 1

Victor et Marguerite jurent de s’aimer toujours, et les deux hôtes du bossu continuent à parler d’Asselin en jetant un coup d’œil à Paméla. Noémie n’a plus d’effroi à la pensée d’épouser Picounoc, et elle comprend que, tout en aimant et regrettant toujours Joseph le pèlerin, comme on l’appelait jadis, elle pourrait entourer de soins et de respect son nouveau protecteur. L’indigence où elle est tombée n’est pas étrangère à ces dispositions. Elle flotte dans l’incertitude, retenue, d’un côté, par le souvenir et l’amour, attirée, de l’autre, par la souffrance de la pauvreté et la reconnaissance.
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Léon Pamphile LeMay Picounoc le maudit, Tome 1

Quand il apprit que Picounoc était l’acquéreur de cette ferme qu’il avait tant raison de regretter, il éprouva une consolation : Au moins cet homme nous aime, pensait-il, et il ne chassera pas ma mère, j’en suis sûr. Et une pensée toute de soleil vint a son esprit : Marguerite sa fille unique, sa fille bien aimée, Marguerite m’aime ; elle sera ma femme un jour... à elle tous les biens de son père !... à moi par conséquent !... Et ce rêve légèrement ambitieux égayait son âme.
Il rencontra, deux jours après, le notaire qui avait failli lui prêter de l’argent.
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Léon Pamphile LeMay Picounoc le maudit, Tome 1

Le grand-trappeur, défait, tremblant comme un homme qui tombe épuisé par les tortures, s’appuya sur ses amis Baptiste et l’ex-élève. L’eau ruisselait froide de ses tempes, et ses dents claquaient. L’ex-élève continua : Moi, j’ai toujours cru que Picounoc avait tué sa femme lui-même et peut-être tué Djos aussi, car il aimait Noémie, la femme de Djos, et quand on aime comme cela...
— Pitié ! mon Dieu ! pitié ! s’écria tout-à-coup le grand-trappeur. Et il tomba à genoux les mains levées vers le ciel.
— Qu’avez-vous donc ? demanda le missionnaire.
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