Patrice Buet, Le couteau jaune : roman (1950)
“ La piste louvoyait entre des fondrières traîtresses et de petits mamelons surmontés de maigres buissons. Patrick, John et Julien partirent d'un bon pas devant le traîneau. La température, quelque peu radoucie, fixait le mercure aux alentours de .30 degrés au-dessous. Presque un printemps ! Peu de vent. Le voyage s'annonçait sous d'heureux auspices. — Puisque nous allons chez les Couteaux-Jaunes, demanda John à Julien, j'aimerais savoir ce que sont ces gens-là. Tu en es un aimable spécimen, mais tes frères te ressemblent-ils ? — Il y en a de bons et de mauvais, comme partout. ”
