Couteaux-jaunes

Définition et enjeux

Patrice Buet,  Le couteau jaune : roman (1950)

“ La piste louvoyait entre des fondrières traîtresses et de petits mamelons surmontés de maigres buissons.
Patrick, John et Julien partirent d'un bon pas devant le traîneau. La température, quelque peu radoucie, fixait le mercure aux alentours de .30 degrés au-dessous. Presque un printemps ! Peu de vent. Le voyage s'annonçait sous d'heureux auspices.
— Puisque nous allons chez les Couteaux-Jaunes, demanda John à Julien, j'aimerais savoir ce que sont ces gens-là. Tu en es un aimable spécimen, mais tes frères te ressemblent-ils ?
— Il y en a de bons et de mauvais, comme partout.
”
Source : Gallica

Louis-Frédéric Rouquette,  L'épopée blanche (1926)

“ A Fort Résolution, à gauche du delta de la rivière des Esclaves, sur la rive sud du Grand Lac, que vingt-cinq cours d’eau alimentent, les Tratsan-Ottiné, les Gens du Cuivre attendent, les Couteaux-jaunes issus, dit la légende, du premier homme et d’une gelinotte métamorphosée en femme.
Il fait mauvais, le temps est incertain, la neige est dure. Qu’importe à Mgr Grandin !
”
Source : Gutenberg

Léon Pamphile LeMay,  Picounoc le maudit, Tome 1

“ Le grand-trappeur n’ignorait pas non plus, son existence. Il divisa en deux sa troupe de quatre guerriers. L’ex-élève et Félix eurent ordre d’attendre, blottis derrière un rocher, sur l’un des bras qui ceignaient la petite baie, et l’anglais et le chef passèrent de l’autre côté où le danger devait être plus grand, si les indiens arrivaient — comme cela était probable — en côtoyant la rivière. Le grand-trappeur choisissait toujours le poste le plus périlleux. Les Couteaux-jaunes approchaient traînant leur victime. Déjà les blancs entendaient au loin le bruit de leur marche. ”
Source : Wikisource

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