Charles Nisard

Élements biographiques

Portrait de Charles Nisard Charles Nisard,  La muse pariétaire et la muse foraine ou Les chansons des rues depuis quinze ans (1863)

“ L'honnête femme ici-bas est un ange Dont tout chacun doit chérir la bonté.
Pour son amour je donne ma louange; Gloire à la femme ! hommage à sa beauté !
Le poëte, comme on le voit, s'élève tout de suite à une certaine hauteur ; mais il perd haleine dès le second couplet, et retombe sur la terre au troisième :
La femme, enfin, n'est-elle pas le guide De son époux et de tous ses enfants?
Du droit chemin se faisant une égide, Pour sa famille, a de bons sentiments; Quand son mari revient de son ouvrage, Auprès de lui goûte le vrai bonheur.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Nisard Charles Nisard,  Étude sur le langage populaire ou Patois de Paris et de sa banlieue… (1872)

“ Par la manière dont quelques suppôts de carnaval, imitaient alors le langage et les attitudes des gens de la halle et des ports, on les aurait jugés dignes d'être des leurs, et souvent même ils en étaient. Moyennant cet appel à ses souvenirs, et pour peu qu'on ne soit pas d'une sévérité de goût trop sourcilleuse, on passera une demi-heure de bon temps à lire La Pipe cassée. Les vers y coulent de source, l'idiome poissard en est riche et pur, et le dialogue vif et court; car les femmes, toujours pressées d'en venir aux mains, passent rapidement de la parole à l'action. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Nisard Charles Nisard,  La muse pariétaire et la muse foraine ou Les chansons des rues depuis quinze ans (1863)

“ Vous autres fillettes jeunes et belles, Prenez bien garde aux malheurs; Les garçons ne sont pas toujours fidèles, Pour la plupart ils sont trompeurs.
Quand vous rêvez le mariage, Vos amants vous trompent souvenl; Et sitôt que vous êtes en ménage, Vous n'éprouvez que du tourment.
Certes, la morale est bonne. Que n'en puis-je autant dire de la poésie ! Et cela s'imprime et se tire à des milliers d'exemplaires ! Cela même a les honneurs du Recueil, et se chante à Paris! Si la poésie est le langage des dieux, M. Durand n'est pas dieu encore et n'est pas près de le devenir
”
Source : Gallica

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