Vadé

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Joseph Vadé Jean-Joseph Vadé Œuvres de Vadé

Cependant il est certain que, de 1750 à 1757, Jean-Joseph Vadé fut un poëte fort à la mode, qu’après sa mort, il se fit de nombreuses éditions de ses œuvres dans tous les formats, tant à Paris qu’à Londres et à Amsterdam, et que son nom a surnagé à travers le temps et les événements, honneur que la postérité refuse à tant de poëtes du genre noble et académique, célébrés par les historiens littéraires et par les hauts critiques biographes.
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Portrait de Charles Nisard Charles Nisard Étude sur le langage populaire ou Patois de Paris et de sa banlieue… (1872)

Qui ne connaît Vadé et ses écrits poissards ? quelques délicats qui font profession (et le plus souvent ils ne s'y trompent guère) de dédaigner et de fuir ce que la foule prise et recherche. Et cependant il y a dans les poissarderies de Vadé des choses charmantes : telles sont ses Lettres de la Grenouillère et un ou deux de ses opéras comiques : Le Racoleur, et surtout Jérôme et Fanchonnette. C'était un esprit fin, distingué,
malgré son penchant à peindre les mœurs populaires, et, ce qui ne semblera pas moins incompatible, un esprit assez cultivé.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph Vadé Jean-Joseph Vadé Œuvres de Vadé (1875)

Nous avons tenu surtout, on le comprendra, à comprendre dans notre choix Jérosme et Fanchonnette et les Racoleurs, vrais types du genre de Vadé, le Drôle de corps, chef-d'oeuvre de gaieté et d'entrain qui n'est pas sans analogie avec le vaudeville bouffon de notre temps, et la Canadienne, comédie enjouée, qui donnera une idée de ce que Vadé pouvait être appelé à produire dans un genre plus élevé et plus littéraire que le genre trivial dans lequel il a été entraîné par son premier instinct et sa première fougue de jeunesse.
Source : Gallica

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