Charles-Auguste Nicander

Élements biographiques

Charles-Auguste Nicander,  Le glaive runique ou La lutte du paganisme scandinave contre le christianisme… (1846)

“ Tu n'as pas encore donné ta main à Alrik , tu n'es point mienne : tu es trop bonne pour mourir. Mais prie ton blanc fiancé de sauver la vie de fleurs du glaive terrible d'Alrik ! Bonne nuit !
HULDA.
Dis-le encore, Alrik, tu es La Mort ! Bonheur à moi, si la mort est aussi belle que toi ! un baiser de tes lèvres unira nos destinées ; je me glisse joyeuse jusqu'à ton coeur. Sois la bienvenue, ô Mort ! Je sucerai la flamme du matin sur tes
lèvres, et je mourrai qu'en dis-tu? Il me
tarde de mourir, et d'aller, dans ton sein, à la rencontre du monde radieux de l'éternité.
”
Source : Gallica

Charles-Auguste Nicander,  Le glaive runique ou La lutte du paganisme scandinave contre le christianisme… (1846)

“ Alors ce sera le temps de revenir, évêque, et de multiplier tes oeuvres divines dans la paix du Seigneur.
ANSCHAIR.
Fuir à l'heure du danger, abandonner son seigneur et son roi, lorsqu'il dispute sa vie à son ennemi, c'est trahison; et le traître, la femme crache sur lui, l'homme le tue. Un païen même, un païen au coeur loyal n'agit point ainsi. Mais la perfidie envers Dieu est bien plus lâche encore : elle attire le feu du ciel. Je frémis à cette pensée ! Clément, bon Clément, qui a soufflé ces pensées dans ton coeur pur? Pourquoi veux-tu dorer la lâcheté d'un éclat trompeur?
”
Source : Gallica

Charles-Auguste Nicander,  Le glaive runique ou La lutte du paganisme scandinave contre le christianisme… (1846)

“ OLDUR. (Il brandit son glaive autour de lui, mais vaincu, enchaîné, il jette son-glaive de côté.)
Adorateurs de sang ! c'est en vain... Déjà mon sang est froid et sec. Votre faim ne peut être rassasiée par moi. Jadis, j'abattais dix hommes; maintenant deux m'enchaînent, et la force pour la vengeance est paralysée dans ma poitrine. Malheur à celui qui se survit ainsi à luimême!
PÉRÉGRINUS.
Écoute, vieillard! Ton crime contre l'Eglise, et contre moi, est grand, profond comme l'immensité de la mer. Ta vie peut expier à peine tout le mal que tu as pensé, tout le mal que tu as fait.
”
Source : Gallica

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