Mythologie nordique

Définition et enjeux

Émile Montégut Les derniers Vikings et les premiers rois du nord

Quoiqu’on fût alors en novembre, époque où les tempêtes sont rares dans les mers du Nord, le vent se mit tout à coup à souffler avec violence. En un instant, une nuit noire comme le crépuscule des dieux de la mythologie Scandinave envahit la scène de l’action, et les nuées, se déchirant sous les détonations d’un effroyable tonnerre, firent pleuvoir sur les vikings une averse épaisse d’énormes grêlons de la grosseur d’un œuf, tandis que la flotte du jarl Hakon, mieux protégée contre le vent, restait spectatrice du terrible phénomène sans en être atteinte.
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Hippolyte de Moynier Le Siège de Paris en 885 par Hyppolite… (1851)

En étudiant bien l'Edda, on ne peut s'empêcher de comparer la mythologie Scandinave à la mythologie grecque ; des rapprochements ingénieux, saisissants même, s'offrent à l'imagination, et la pensée, scrutant les mystères, s'est avancée, ou égarée, jusqu'à leur trouver nonseulement un berceau commun, mais une mère commune; d'analogies en analogies, elle est remontée depuis l'Odin des Scandinaves jusqu'au Bouddha des Indiens.
Source : Gallica

Frédéric Gustave Eichhoff Tableau de la littérature du Nord au moyen âge… (1853)

La mythologie finnoise, dit-il, a quelque chose d'inculte et de sauvage qui pousse tout à l'extrême, qui défie l'incroyable et se joue avec une audace triomphante dans la sphère des invraisemblances. Rien ne l'étonné, rien ne l'effraye; elle tient d'une main le ciel et de l'autre la terre, et les entrechoque comme des hochets. Par elle le soleil et la lune conversent avec les hommes, les chemins parlent au voyageur, la barque du pêcheur pleure sur la grève. Fille des régions extrêmes du Nord, elle porte sur son front l'empreinte de sa naissance.
Source : Gallica

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