Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1861

La nouveauté fut de créer au-dessus des institutions franques des institutions impériales, au-dessus des lois particulières de chaque nation des lois générales, obligatoires pour tous. On comprendra grandeur et la fragilité d’une telle œuvre : c’est l’ordre à côté du désordre, c’est, le despotisme superposé à l’anarchie, une machine monstrueuse que fait mouvoir la main de Charlemagne, et que nul autre ne saurait manier. Effrayé d’une décadence dont il ne parlait qu’en versant des larmes, Charlemagne s’efforçait de rendre la vie à tout ce qui l’avait possédée, barbarie, civilisation, religion.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1861

Le grand mérite du livre est d’être un livre d’érudition. C’est par la vertu de l’érudition que les temps, les hommes et les écrits retrouvent la vie et l’individualité. C’est grâce à une érudition forte, facilement portée, que ces récits possèdent une originalité singulière, l’originalité du vrai. La science la donne, quand elle permet au goût de l’accompagner, et quand l’érudit vit dans le présent en même temps que dans le passé.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1861

En pleurant un homme qui l’a servi, un peuple fait plus encore que de remplir un devoir et de donner un spectacle moral et salutaire : il se rend encore service à lui-même. Plus il mesure et reconnaît le vide laissé dans son sein par la grande âme qui s’est évanouie, et plus il s’encourage lui-même aux efforts qui lui sont imposés pour réparer une telle perte. Il y aurait de l’ingratitude et de la puérilité à se dissimuler l’affaiblissement que la mort de Cavour cause à l’Italie.
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