Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1866

Jamais, dans l’ordre social et politique, une plus belle et plus honnête ambition ne s’est confondue avec une plus grande conception du devoir. Cette ambition et cette idée du devoir furent celles de nos pères. On pensait et on parlait ainsi chez nous au début de la révolution. On crut alors avec une naïveté digne de respect que la France allait réaliser pour elle-même et au profit de l’humanité l’exemplaire du gouvernement raisonnable et juste, du gouvernement du peuple par le peuple.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1866

La meilleure, la vraie littérature sera toujours celle qui, sérieuse ou légère, remue, attire, intéresse parce qu’elle vit, parce qu’elle a la sève et le mouvement.
Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui plus que jamais l’esprit tend à briser toutes les barrières et à passer par-dessus les murs pour courir les aventures ; c’est, que les mœurs intellectuelles aussi bien que les thèmes d’inspiration, et d’observation se transforment avec la société elle-même
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1866

Par quelle méprise, le mot de révolution est-il employé en un sens défavorable dans un document français ? C’est une tactique des adversaires de la liberté en France, pour condamner la régénération sociale et politique dont nous sommes redevables à la révolution, d’appliquer le terme de révolutionnaires à l’esprit de violence qui place la force au-dessus du droit et qui justifie les moyens par la fin.
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