Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1860

Le premier duo entre Philémon et Baucis exprimant le bonheur d’une union si longue et si parfaite :
Aimons-nous jusqu’au jour suprême Où la mort doit fermer nos yeux !
est un morceau agréable, bien modulé dans l’ensemble des deux voix, empreint d’un sentiment doux et placide qui est l’accent familier à la muse de M. Gounod. Le chœur qu’on entend au loin, chœur joyeux des habitans de la ville impie, n’a rien de remarquable, si ce n’est la persistance de deux notes du cor qui vous taquinent l’oreille.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1860

S’il cherche de nouveaux agrandissemens, s’il ne veut pas demeurer prudent dans ses relations avec l’Autriche et avec les états du sud de la péninsule, il suivra sa politique à ses risques et périls. S’il prend l’offensive, il ne doit attendre le triomphe que de sa force propre. Si, appelant des malheurs sur lui par de téméraires aventures, il contraignait la France à repasser les Alpes, il nous donnerait le droit, dont nous n’avons pas voulu ni pu user après la dernière guerre, de rétablir la constitution de l’Italie conformément à nos intérêts et à nos vues.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1860

De petits dépits, de petites rancunes ; de petits hommes et une grande impuissance, voilà ce que sont ces gouvernemens, qu’il faut par courtoisie continuer d’appeler de grandes puissances, voilà l’Europe. La France et l’Angleterre, quand elles veulent faire des choses vivantes, n’ont guère besoin de prendre garde à ce qu’on pense où à ce qu’on dit dans ce coin-là.
L’Italie sera-t-elle une de ces choses vivantes, un de ces rajeunissemens dont la vieille civilisation a si grand besoin ?
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