Frédéric Gustave Eichhoff, Tableau de la littérature du Nord au moyen âge… (1853)
“ Ce trait sublime de vertu chevaleresque provoque les larmes de tous ces fiers guerriers. « Ce fut, ajoute le poëte, le dernier don qu'offrit Rudiger au moment de quitter ce monde. » Hagen lui-même, tout farouche qu'il était, le reçut avec une émotion profonde, et jura pour lui et pour Volker de respecter, au plus fort de la lutte, la vie de son généreux ennemi. La mêlée commence acharnée et furieuse. Rudiger veut mourir avec gloire et remplir loyalement sa promesse ; aussi son bras moissonne-t-il les Burgoiides et excite-t-il l'ardeur de ses vassaux, jusqu'au moment où Gernot le provoque. ”
