Résumé

Charles Lenient La poésie patriotique en France dans les temps modernes… (1894)

Le respect des vaincus est une religion que Victor Hugo a enseignée de bonne heure à la France, et que les passions humaines n'ont guère pratiquée jusqu'ici. Pourtant l'insulte à l'exil et au malheur est de toutes les vengeances la plus lâche, la moins digne d'un homme de coeur et d'un grand peuple. Le journal le Globe, dont la pensée n'était pas suspecte, approuva l'oeuvre tout entière, félicitant le poète loyal et généreux d'être resté citoyen de la nouvelle France, sans rougir des souvenirs de l'ancienne.
Source : Gallica

Charles Lenient La poésie patriotique en France dans les temps modernes… (1894)

L'Année Terrible, qui se termine en juillet 1871, a pour couronnement une longue suite de divagations et de déclamations solennelles, d'hallucinations et de visions prophétiques, où surnage une idée dominante, celle de l'avenir et des métamorphoses qu'il doit apporter avec lui.
On entend vaguement le chant d'une âme immense. C'est quelque chose d'âpre et de grand qui commence. C'est le siècle nouveau qui de la brume sort.
Le poète reste fidèle à son rôle d'oracle, et nous montre dans un lointain nébuleux le triomphe définitif du progrès.
Source : Gallica

Charles Lenient La poésie patriotique en France dans les temps modernes… (1894)

Faire une belle ode, a dit Mme de Staël, c'est rêver l'héroïsme. Or c'est là précisément ce qu'a fait plus d'une fois Delavigne. Il a rêvé l'héroïsme en nous parlant de la vieille garde à Waterloo, de Jeanne d'Arc sur son bûcher, et il rencontrait, sinon toujours, du moins souvent, de généreux accents pour l'exprimer. Le poète est sincère, et c'est par là qu'il nous touche : il n'a pas besoin d'emprunter à ses devanciers l'impression qu'il traduit : elle est en lui et autour de lui. La forme seule reste à trouver.
Source : Gallica

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