Le Globe

Définition et enjeux

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Œuvres complètes de H. de Balzac…

Mais vous prenez un abonnement au Globe.
— Le Globe, bon journal, dit le fou, journal viager.
— Viager, monsieur ?... Eh ! oui, vous avez raison, il est plein de vie, de force, de science, bourré de science, bien conditionné, bien imprimé, bon teint, feutré. Ah ! ce n’est pas de la camelote, du colifichet, du papillotage, de la soie qui se déchire quand on la regarde ; c’est foncé, c’est des raisonnements que l’on peut méditer à son aise et qui font passer le temps très-agréablement au fond d’une campagne.
— Cela me va, répondit le fou.
— Le Globe coûte une bagatelle, quatre-vingts francs.
Source : Wikisource

William Reymond Corneille, Shakespeare et Goethe… (1864)

Fondé par une société de théoriciens, en philosophie, en littérature et en esthétique, le Globe était l'organe de ce juste-milieu bourgeois qui s'était fait place entre le sensualisme du XVIIIe siècle et le christianisme, entre les doctrines absolutistes de la légitimité et les principes de la révolution; en un mot c'était l'oeuvre de ces doctrinaires pour qui la liberté était une affaire de dogme philosophique, plutôt qu'une vérité politique.
Source : Gallica

Portrait de Villemain Villemain Revue des Deux Mondes

Le Globe n’est pas le Spectateur, composé avec tant d’élégante gravité par le whig Addison, le démocrate Steele et quelques amis, tous zélés serviteurs de la succession protestante et du roi Guillaume. Le Globe était dans son principe plus philosophique et plus désintéressé; sans haine pour la restauration, sans arrière-affection pour l’empire, il demandait surtout l’extension de l’enseignement, les libertés et le mouvement d’esprit que comporte la paix.
Source : Wikisource

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