Résumé

J. Bertrand Revue des Deux Mondes

Il n’a pas celui d’en conclure en développant sa thèse : qu’il est sûr et constant, suivant eux, qu’on peut calomnier sans crime, sans hasarder son salut, en sûreté de conscience et sans craindre la justice de Dieu ; qu’ils croient, enfin, la calomnie si certainement permise qu’ils ne craignent pas de le déclarer publiquement.
Tout péché, a dit saint Thomas, est une iniquité. Le péché, quand il n’est pas mortel, n’en est pas moins un péché. Est-il sûr et constant qu’on puisse, sans hasarder son salut, en sûreté de conscience, sans craindre la justice de Dieu, commettre une iniquité ?
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J. Bertrand Revue des Deux Mondes

Le magistrat jugea, s’il faut en croire Descartes, que, si les nouvelles opinions étaient vraies, il ne fallait pas en défendre l’enseignement, et que, si elles étaient fausses, il n’en était pas besoin, parce qu’en peu de temps elles se détruiraient d’elles-mêmes. Cette assemblée élue, qu’on nommait le magistrat, en plâtrant, au nom de principes aussi libéraux, une paix qui ne pouvait durer, devançait de plusieurs siècles son époque et même la nôtre. Jamais on n’a accordé, dans les universités, une liberté sans limite en se fiant à l’auditoire, qui, de lui-même, se tournera vers la vérité.
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J. Bertrand Revue des Deux Mondes

Aujourd’hui, on a compris la grandeur de l’artiste qui s’élève entre les deux périodes glorieuses de la Renaissance vénitienne et on apprécie à sa valeur ce doux peintre si séduisant, sa richesse merveilleuse d’imagination pittoresque, dans ses tableaux aux vibrantes couleurs, aux costumes étranges, qui reflètent l’image même de la cité merveilleuse et mystérieuse, — de la Sérénissime qui inspire l’effroi avec l’enchantement, — et, comme un astre au déclin, semble plus grand et jette un éclat plus glorieux avant de s’abîmer dans la mer d’azur « au sourire sans nombre. »
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