Résumé

École polytechnique, livre du centenaire… (1894-1897)

L'Ecole Polytechnique périrait si les Mathématiques cessaient d'y être en honneur. La Mécanique enseigne une vérité importante. L'action des forces accroît l'énergie des systèmes comme l'étude la puissance de l'esprit. L'effet utile, pour une même force et pour un même temps, grandit avec l'effet antérieurement produit.
A la ressemblance du travail mécanique, le travail intellectuel fortifie les intelligences et élève les esprits, d'autant plus qu'il les trouve plus avancés déjà et plus mûrs.
Source : Gallica

École polytechnique, livre du centenaire… (1894-1897)

Élevé à l'école de Laplace, Poisson avait été nourri de cette doctrine, destinée à dominer pendant longtemps parmi les mathématiciens français, que « l'Analyse pure n'est point le but, mais l'instrument; les applications aux phénomènes sont l'objet essentiel (1) ».
La tendance mécanique et physique inspirait donc ses travaux. Il se plaisait à tout ramener aux actions moléculaires, et les questions relatives à la chaleur, à l'électricité, au magnétisme ou à l'action capillaire, ont été traitées par lui avec la même supériorité que les problèmes astronomiques ou que le Calcul des probabilités.
Source : Gallica

École polytechnique, livre du centenaire… (1894-1897)

Pour la France, le succès prenait les proportions d'une victoire nationale ; non seulement parce que la découverte était l'œuvre d'un savant français, mais parce qu'on apprit alors qu'un habile astronome anglais, M. A dams, avait poursuivi depuis longtemps l'étude du même problème ; de telle sorte que, seules, la puissance de calcul et l'incroyable célérité déployées par notre compatriote lui avaient assuré la priorité. C'est l'honneur de l'École Polytechnique qu'un des siens ait été l'heureux instrument d'un pareil triomphe scientifique.
Source : Gallica

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