Joseph Liouville

Définition et enjeux

Eugène Pouillet Barreau de Paris. Éloge de Félix Liouville… (1863)

C'est là, Messieurs, un des traits essentiels du caractère de Liouville. II avait la persévérance, c'est-à-dire la moitié du génie. Quand il s'était proposé un but, il y marchait d'un pas ferme, sans que rien pût l'en détourner. Les obstacles ne l'arrêtaient que le temps de les mesurer et de les franchir. Ce n'est pas que le courage ne vînt parfois à lui manquer, comme à tout homme ; mais il reprenait bientôt des forces : il avait un talisman merveilleux pour cela ; c'était son amour filial. Liouville adorait son père
Source : Gallica

Jules Favre Plaidoyers politiques et judiciaires… (1866)

Liouville y respire tout entier; c'est bien son amour exclusif pour notre chère profession, sa mâle indépendance, son
esprit d'ordre, de discipline et de logique, son soin minutieux à tout prévoir, son désir ardent de maintenir les traditions, la dignité, l'éclat du Barreau. En parlant de Paillet et de sa fin glorieuse, il sut trouver des accents élevés et pathétiques dont l'effet fut immense. Ce n'était là pour lui qu'un programme. Son œuvre, ce fut son enseignement quotidien, son zèle infatigable, son dévouement de toutes les heures à nos intérêts.
Source : Gallica

Félix Liouville, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Paris… (1860)

M. Liouville n'a jamais occupé de fonctions publiques,- les événements ne l'ont pas mêlé activement au tumulte des luttes politiques, et cependant M. Liouville laisse un-nom connu et honoré par tous les partis. Jamais cette grande et belle intelligence n'a fait défaut à la cause libérale, jamais cette âme loyale, courageuse, ce dévouement infatigable n'ont fait défaut à ce qui était juste, à ce qu'il regardait l'observation du devoir.
M. Liouville a été une des lumières du barreau ; ses succès y furent brillants et rapides.
Source : Gallica

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