Résumé

Cornélis de Witt Louvois et l’Armée de Louis XIV…

À ce Louvois de convention, construit tout d’une pièce, qui ne rit jamais et qui fronce toujours le sourcil, M. Rousset en a substitué un autre, le vrai, le Louvois vivant, complexe, brutal et courtisan, adroit et impérieux, égoïste et patriote, judicieux et fougueux, capable d’éprouver et d’inspirer l’affection comme la haine, détracteur jaloux et timide de Turenne, ennemi souterrain et camarade de Luxembourg, ami de Vauban et de Catinat. Ce qu’on peut inventer de plus inexact sur Louvois, c’est d’en faire un subalterne.
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Cornélis de Witt Louvois et l’Armée de Louis XIV…

D’où vient donc l’incontestable impopularité du nom de Louvois ? Beaucoup plus du bien que du mal qu’il a fait. « C’est pour avoir attaqué avec hardiesse les vices répandus dans l’armée française, nous dit M. Rousset, que le nom de Louvois a été le plus maltraité par l’opinion de son temps, complice égarée des officiers de tout grade, depuis le maréchal de France jusqu’au simple cornette, que l’inflexible ministre rangeait impérieusement à leur devoir : injustice flagrante, qui n’aurait pas dû survivre, et qui a survécu aux passions des contemporains ! »
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Cornélis de Witt Louvois et l’Armée de Louis XIV…

« Si la guerre est une grande et belle science, dit avec raison M. Rousset, elle n’est pas, malgré tous les calculs du génie, une science exacte ; elle tient toujours du jeu par quelque endroit. » La guerre de siège tient moins du jeu que toute autre, surtout depuis que le génie de Vauban en a fixé les règles ; aussi plaisait-elle à Louis XIV, qui y trouvait l’occasion d’ébahir l’Europe par des coups de théâtre longuement et habilement prémédités.
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