Paul Bondois

Résumé

Paul Bondois Vauban (2e édition) (1886)

Ce fut un bonheur pour Vauban d'être dirigé, même aussi imparfaitement, vers les mathématiques, science indispensable à l'ingénieur. Par reconnaissance, il soignait le jardin, et pansait le cheval de son protecteur. Lorsqu'il était libre, il parcourait les montagnes du Morvan, et il conserva toujourspour sa petite patrie un fort attachement, qui le cédait seulement chez lui à son amour pour la grande patrie, la France. Par cette vie utile et active il acquit une santé robuste, un caractère ferme
et courageux.
Source : Gallica

Paul Bondois Vauban (2e édition) (1886)

Il fut le premier qui se préoccupa non pas seulement de rendre une citadelle inexpugnable, mais d'entourer la France d'une triple enceinte de forteresses, pour arrêter à chaque pas une invasion étrangère, servir de bases à l'action des armées de secours, et présenter ainsi à l'ennemi un front formidable.
Lorsque les autres ingénieurs n'avaient montré que leur habileté de spécialistes, Vauban avait consacré à son œuvre les longues méditations et les savants calculs de son génie.
Pendant toute sa carrière, il avait étudié et approfondi tous les secrets de sa profession
Source : Gallica

Paul Bondois Vauban (2e édition) (1886)

C'était bien peu, car leur profession exigeait des études si persévérantes que Vauban disait de lui-même : « Après quarante ans d'application, je ne me trouve qu'un demi-ingénieur. » Toute sa vie, il combattit pour améliorer le sort des ingénieurs, qu'il appelait les martyrs de l'infanterie. Il témoignait une sympathie toute particulière à ceux qui étaient pauvres et mariés ; il alla jusqu'à leur abandonner une partie de son traitement, et ne cessa de prier pour eux le tout-puissant ministre de la guerre, Louvois.
Source : Gallica

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