Augustin Challamel

Résumé

Augustin Challamel Colbert ; par Augustin Challamel… (1880)

Certes, en préservant le commerçant de la mauvaise foi, de la chicane et de l'usure, le ministre protégeait le monde des affaires, à une époque où la libre concurrence étrangère était pleine de hasards pour nous, qui commencions notre carrière industrielle et commerciale. Plus tard, la maxime « laissez faire, laissez passer » a pu établir sans danger la concurrence générale ; plus tard le « libre-échange » a pu se produire avec succès, justement parce que Colbert donna à l'industrie et au commerce de la France une force de cohésion, une virilité, une puissance d'expansion inexpugnable.
Source : Gallica

Augustin Challamel Colbert ; par Augustin Challamel… (1880)

Quelle doit donc être la gloire de Colbert, qui dota la France de l'ordonnance de la marine et du code des Marchands!
Il y avait beaucoup à faire, en ce qui concernait la magistrature. La conduite des juges, leur manque d'intégrité, leurs mœurs dissolues scandalisaient fréquemment les populations.
Ce n'étaient qu'intrigue et vanité, parmi eux, qu'appât du gain, que divertissement et débauche. Après comme avant Colbert, la vénalité
des charges entretint l'ignorance et la corruption des magistrats.
Source : Gallica

Augustin Challamel Colbert ; par Augustin Challamel… (1880)

« La Roi commence à penser sérieusement à son salut et à celui de ses sujets ; si Dieu nous le conserve, il n'y aura plus qu'une religion dans son royaume. C'est le sentiment de M. de Louvois, et je le crois là-dessus plus volontiers que M. Colbert, qui ne pense qu'à ses finances, et presque jamais à la religion. » Mme de Maintenon soutenait Louvois, et traitait Colbert de « ministre des desseins pernicieux. »
Source : Gallica

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