Résumé

Charles Louandre Les Budgets de l’ancienne France

On l’a dit cent fois, un bon système d’impôts et la sage administration des finances sont le premier élément de la force des états : c’est là une vérité banale, toujours acceptée en théorie et presque toujours méconnue dans la pratique. Au sortir des terribles épreuves que nous venons de subir, il n’est pas sans intérêt de la mettre de nouveau en pleine lumière et de montrer quelles vicissitudes la fortune de la France a traversées depuis le jour où les enfans de la vieille terre gauloise, écrasés par les publicains et le fisc impérial, accueillirent les barbares comme des bienfaiteurs.
Source : Wikisource

Charles Louandre Les Budgets de l’ancienne France

Le royaume, pacifié par la terreur, glorieux et ruiné, avait payé cher les succès de sa politique étrangère. À l’avénement de Louis XIV, un aventurier des Abruzzes dont les caprices de la fortune avaient fait un prince de l’église, le président du conseil de régence et peut-être aussi l’amant de la reine, devait lui faire payer plus cher encore le triomphe du système d’expansion et de prépondérance que Henri IV, plus sage que ceux qui devaient accomplir son œuvre, avait inauguré en lui donnant pour base la restauration des finances.
Source : Wikisource

Charles Louandre Les Budgets de l’ancienne France

Quand notre budget dépasse 2 milliards 400 millions, quand notre dette atteint 21 milliards 350 millions, on se demande avec une patriotique inquiétude comment la France pourra supporter de pareilles charges sans en être accablée ; mais, quand on la suit à travers les quatorze siècles de son existence, on reprend confiance, et l’on ne désespère pas du salut en voyant avec quelle merveilleuse puissance elle a dans tous les temps relevé ses ruines, et trouvé dans ses inépuisables ressources le remède de sa misère.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature