Jules Gourdault

Résumé

Jules Gourdault Colbert, ministre de Louis XIV… (1876)

Il y a, de plus, une puissance qui devient, pour la bourgeoisie, un nouvel élément de crédit et d'influence, c'est la littérature. La littérature, sous Louis XIV et Colbert,
commence à constituer seule et par elle-même une glorieuse profession ; or presque tous les grands noms littéraires du XVIIe siècle sont des noms plébéiens. C'est la bourgeoisie qui remue les idées du temps, qui fait parler ce qu'on a depuis appelé « l'opinion publique »; et là, comme partout, le prince s'empare du mouvement, pour le diriger ou le dominer
Source : Gallica

Jules Gourdault Colbert, ministre de Louis XIV… (1876)

Quant à la noblesse, reste de l'ancienne aristocratie féodale, elle avait toujours l'éclat du rang et de la considération; elle entourait le roi, lui composait une cour brillante, commandait les flottes, les armées, et elle ne cachait pas son dédain pour ces « hommes nouveaux », intendants et autres, que le roi avait préposés au gouvernement des bourgeois et des paysans. Mais cette noblesse s'appauvrit chaque jour ; le tiers état, maître des offices, de l'industrie, du commerce, des ministères même, témoin Colbert et Louvois, s'empare, par cela seul, des richesses du pays.
Source : Gallica

Jules Gourdault Colbert, ministre de Louis XIV… (1876)

Vous ne ferez jamais, par ceux de la ville, ce grand et beau commerce qui se devrait, qui se pourrait, et pour qui la nature semble avoir fait cette ville. Tant que l'on s'amusera aux Marseillais, jamais de compagnie, ils se sont tellement abâtardis à leurs bastides, méchants trous de maisons qu'ils ont dans le terroir, qu'ils abandonnent la meilleure affaire du monde plutôt que de perdre un divertissement de la bastide. Vous m'alléguez les Anglais et les Hollandais, qui font dans le Levant pour dix ou douze millions de commerce; ils le font avec de grands vaisseaux
Source : Gallica

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