Jules Gourdault, L'Europe pittoresque, pays du nord… (1892)
“ Cette plaine n'est plus le domaine du lac; mais c'est toujours celui du fleuve que le lac y reçoit dans son sein. S'il a cessé d'en disposer à sa guise, comme du temps où il la recouvrait entièrement, le Rhône ne laisse pas de l'inonder encore, et de changer parfois en autant d'îlots les habitations que l'homme y a bâties. La vallée elle-même, avec ses prairies coupées de longues rangées d'arbres, avec ses rigoles bordées de saules caducs, de vernes blancs, de roseaux, a un cachet de mélancolie à la fois douce et sévère, qui s'harmonise admirablement avec l'hémicycle des monts. ”
