Résumé

Jules Gourdault Le Chemin de fer du Haut-Madeira et le trafic de l’Amazone

Il est donc hors de doute que, dès que le chemin de fer du Madeira sera construit, toute la cascarille ira en Europe par la vallée de l’Amazone et non plus par l’interminable et dangereux circuit du cap Horn. Les produits apportés d’Europe suivront la même voie sans qu’il soit besoin de les émietter, comme l’on fait aujourd’hui sur les rares canots qui se hasardent par les rapides, en une multitude de petits colis d’un poids moyen.
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Jules Gourdault Le Chemin de fer du Haut-Madeira et le trafic de l’Amazone

Les fièvres de la région ne sont pas non plus trop à redouter. Si au mois de novembre, avec l’arrivée de la première crue du Béni, il court un souffle de malaria par la vallée, le péril demeure circonscrit sur quelques points intermédiaires. A Manaos et à Crato, comme sur le Mamoré, et près des campos qui avoisinent la Bolivie, l’air n’est jamais empesté, et l’on a remarqué d’ailleurs que, même dans les districts soumis aux plus fortes inondations, l’influence des miasmes délétères s’affaiblit très sensiblement dès qu’on pratique vers une direction donnée des éclaircies au sein des forêts.
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Jules Gourdault Le Chemin de fer du Haut-Madeira et le trafic de l’Amazone

Aussi aujourd’hui tous les objets ouvrés, depuis la robe de soie et le piano jusqu’au simple palito ou cure-dent, sont-ils importés d’Europe ou des États-Unis, et en dépit des droits de douane et des frais énormes de traversée ils reviennent encore à meilleur marché que si on les fabriquait dans le pays même. Ajoutons que, dans le climat du monde le plus fertile, la plupart des objets d’alimentation sont hors de prix, parce que les grands domaines négligent la culture de ces denrées, qui leur donnent bien moins de profit que celle des marchandises d’exportation telles que le café et le coton.
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