Résumé

Jules Gourdault La Rive gauche du Rhin au Xe siècle…

Le duc Charles n’est pas digne du trône, car l’honneur ne le guide pas, la mollesse l’énervé, et d’ailleurs sa tête s’est affaiblie au point qu’il n’a pas eu honte de servir un roi étranger et de prendre sa femme dans l’ordre inférieur des vassaux... Voulez-vous que le pays soit malheureux, choisissez Charles ; le voulez-vous prospère, couronnez l’illustre duc de France, qui possède la noblesse, la puissance, en qui vous trouverez un protecteur, non-seulement de la chose publique, mais encore de vos intérêts privés...
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Jules Gourdault La Rive gauche du Rhin au Xe siècle…

À cette date, Hugues avait vingt-huit ans. Il dédaigna néanmoins pour la seconde fois de se saisir de la couronne ; au métier de roi, il préférait celui de faiseur de rois. L’empire est aux flegmatiques, a dit un moderne ; ce mot était la devise du fils de Robert. Il savait qu’il y a au monde plusieurs manières de régner, et que la plus sûre n’est pas toujours celle qui se pare des signes extérieurs du pouvoir. Depuis cinquante ans qu’ils étaient en vue, les princes de la maison de France avaient eu ce rare privilège de ne rien oublier et de beaucoup apprendre.
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Jules Gourdault La Rive gauche du Rhin au Xe siècle…

Franchissons deux générations. L’éternelle question de la rive gauche du Rhin accroît encore sous Louis III et Carloman, petits-fils de Charles le Chauve, l’irrémédiable impopularité des descendans de Charlemagne. Non-seulement ceux-ci perdent la Provence, qui s’érige en royaume indépendant ; mais ils sont en outre obligés de céder la Lorraine : grave échec pour cette idée déjà toute française de déchirer définitivement le désastreux traité de Verdun. Les « féodaux » néanmoins, qui n’ont pas encore de visées communes, se voient eux-mêmes forcés de composer avec les embarras de leur situation.
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